21/11/22

Le plastique : quelles alternatives plus durables à ce matériau aujourd’hui indispensable ?

  • Autrice : Rachel Philippe
  • Temps de lecture : 6 minutes

Aujourd’hui, le plastique provient majoritairement de ressources fossiles polluantes et bientôt épuisées. Il faut au minimum 450 ans pour que ce matériau se dégrade, dans le cas où il finit par  se dégrader complètement. Il contribue au réchauffement climatique, est nocif pour la santé  humaine et menace les écosystèmes planétaires [1].
Afin de limiter les effets nocifs des plastiques, il existe des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Quels sont ces matériaux alternatifs ? En quoi sont-ils plus écologiques ? Comment sont-ils produits et qu’est-ce qui limite leur utilisation à grande échelle ?

Décharge de déchets plastiques [A]

Définition et identification des bioplastiques

L’appellation de « bioplastique », ou « biopolymère » regroupe deux catégories de matériaux :

  • Les plastiques biosourcés : ils proviennent de la biomasse, ressource renouvelable, et font opposition aux plastiques pétrosourcés.
  • Les plastiques biodégradables : Des micro-organismes (bactéries, champignons, algues…) peuvent les décomposer dans un environnement favorable (conditions de température, d’oxygène…) [2].

Ainsi, on distingue trois combinaisons possibles de catégories de bioplastiques :

  • Les biopolymères exclusivement biosourcés : Bio-PE, Bio-PP, Bio-PVC, Bio-PET…
  • Les biopolymères exclusivement biodégradables : PBAT, PCL…
  • Les biopolymères biosourcés et biodégradables : PLA, PHA… [3]

Afin de repérer ces bioplastiques dans notre consommation, il existe plusieurs labels [4] :

Label de compostabilité [B]
Labels européens indiquant un produit biosourcé [B]

La compostabilité est également un indicateur de biodégradabilité. En effet, un plastique  compostable est forcément biodégradable. Cependant, la réciproque n’est pas toujours vraie [2].
Aujourd’hui, seulement 1% du plastique mondial est du bioplastique. Une plus faible proportion de ce bioplastique est de nature biosourcée et biodégradable [3]. Pourtant, ces derniers sont les bioplastiques les plus écologiques.

La fabrication, les applications et les limites de quelques plastiques biosourcés et biodégradables

Les industriels vendent les bioplastiques sous la forme de granulés. Il existe quatre procédés différents donnant la structure finale au matériau. Afin d’obtenir des produits rigides, les  industries se penchent vers les procédés de thermoformage (technique permettant la réalisation de formes d’un matériau par chauffage) ou d’injection. Pour des  produits souples, on utilisera l’extrusion. Le soufflage permet d’obtenir une rigidité intermédiaire [5].

Le PLA : acide polylactique

L’acide lactique obtenu par fermentation de glucides comme le saccharose (betterave, canne  à sucre) ou l’amidon (maïs, pomme de terre) s’autoassemble pour former le PLA. Il sert à  l’impression 3D et convient comme emballage alimentaire car il résiste aux acides gras et à  de nombreux solvants organiques [6].
Nécessitant des ressources végétales issues de grandes cultures et de grandes quantités  d’eau, il entre en concurrence avec l’enjeu de l’alimentation humaine.

Résine de PLA sous la forme de granulés : matière première pour les industriels de la plasturgie
[C]

Le CA : acétate de cellulose

L’acétate de cellulose est une molécule de cellulose issue du coton ou du bois ayant subi  une acétylation. Il est utilisé pour la fabrication de montures de lunettes [7].

Synthèse d’acétate de cellulose à partir de cellulose [D]

Les PHA : polyhydroxyalcanoates

Leur synthèse se fait via une fermentation par des bactéries ou archées. C’est une famille de  biopolymères comprenant notamment le PHB (poly-β-hydroxybutyrate, polymère biodégradable). Ils sont utilisés dans les emballages alimentaires.  Reconnus pour leur insolubilité dans l’eau, ils sont également idéaux pour des applications médicales. Récemment, une importante optimisation de leurs conditions de culture a été découverte, ce qui a permis d’augmenter leur rendement, de diminuer leur coût de production et de favoriser l’industrialisation. Ils sont désormais très compétitifs avec les plastiques actuels [8].

Le chitosan

La chitine est une macromolécule glucidique que l’on trouve dans l’exosquelette des  crustacés et arthropodes ainsi que dans la paroi des champignons. Cette molécule est transformée en chitosan par désacétylation de certains monomères.

Le chitosan possède de nombreuses propriétés bénéfiques à son usage dans le secteur  alimentaire : il est antibactérien, antifongique, antioxydant et émulsifiant. Il est prometteur  dans l’industrie car il utilise des co-produits de l’aquaculture.
À l’avenir, on pourra l’utiliser comme film protecteur comestible pour les aliments [9]. Cette  fonctionnalité sera également permise par d’autres molécules comme l’alginate issue des algues [3], ou encore la caséine, protéine du lait [10].

Synthèse de chitosan à partir de chitine [E]

Conclusion

La production de bioplastique biosourcés et biodégradables est certes bénéfique pour l’environnement mais présente des limites. Du fait de leur biodégradabilité, ces biopolymères sont plus fragiles que leurs concurrents pétrosourcés. Cela limite leur utilisation dans certains domaines. Leur coût élevé de production reste le facteur limitant majoritaire. Par exemple, le PET est au prix 2€/kg en 2022 [11], alors que celui du PLA est près de dix fois plus élevé [12]. Finalement, le plastique issu de la pétrochimie et non biodégradable est peu couteux et facile à travailler, ce qui rend difficile l’introduction d’alternatives.


Certaines spécialisations à AgroParisTech se penchent sur ces problèmes de durabilité des produits en cherchant à trouver les meilleures alternatives possibles. AgroParisTech Service Etudes serait ainsi ravi de vous accompagner sur votre projet touchant de près ou de loin à cet univers.

16/11/22

Transition énergétique dans les grands secteurs d’activité en France et dans le monde

  • Auteur : Romain Lods
  • Temps de lecture estimé : 8 minutes

“La transition énergétique vise à préparer l’après pétrole et à instaurer un modèle énergétique robuste et durable face aux enjeux d’approvisionnement en énergie, à l’évolution des prix, à l’épuisement des ressources et aux impératifs de la protection de l’environnement” (objectifs de la loi de la transition énergétique française pour la croissance verte) [1].

Dans un contexte de crise énergétique avec une flambée des prix du gaz et de l’électricité, de réchauffement climatique et de croissance fulgurante de la population, la question de la production, de la consommation énergétique et de son impact environnemental devient plus que pertinente. A l’origine du développement de l’économie, d’innovations technologiques et du progrès technique, les différents secteurs d’activité tels que les transports, le résidentiel et l’industrie sont moteurs et indispensables au bon fonctionnement des sociétés humaines actuelles. En revanche, certains de ces secteurs sont critiqués pour leur surconsommation d’énergie, d’autant plus que celles-ci sont majoritairement d’origine non renouvelable. Quelle est la tendance actuelle de leur consommation énergétique ? Quels sont les moyens mis en œuvre afin de réaliser une transition énergétique ? Quels sont les leviers majeurs sur lesquels s’appuyer ?

“L’énergie primaire est l’ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie du vent, la géothermie et l’énergie tirée de la fission de l’uranium”. [2]

TWh = térawattheure = 1 milliard de kWh 
5 MWh = consommation moyenne annuelle d’électricité d’un foyer en France [3]

I – Etat de la consommation énergétique dans les différents secteurs d’activité

1 – Une consommation énergétique en croissance malgré les objectifs des accords de Paris

En France

En France, les secteurs les plus énergivores sont le résidentiel (487 TWh) et le Transport (443 TWh) qui représentent à eux deux 60% de la consommation énergétique française en 2019. L’agriculture et la pêche y représentent seulement 3%.

La consommation finale à usage énergétique, corrigée des variations climatiques, s’élève à 1 562 TWh en 2020 et est en forte baisse par rapport à 2019 (- 5,6 %) du fait de la pandémie liée au coronavirus mais cette tendance est de nouveau revenue à son statu quo.

La consommation énergétique en France diminue légèrement depuis plusieurs années alors qu’à l’échelle mondiale, elle ne cesse de croître, principalement portée par la croissance de la demande asiatique [1].

Dans le monde

Les données concernant la consommation énergétique sectorielle mondiale n’étant que très peu référencées, nous nous appuierons sur les 5 pays les plus énergivores (Chine, Etats-Unis, Inde, Russie, Japon) . Ils représentent à eux seuls 60% de la consommation énergétique mondiale [4]. On observe que ce sont les secteurs de l’industrie et des transports qui prédominent dans la consommation énergétique et représentent à eux seuls 65% de la consommation énergétique totale.

Actuellement, les indicateurs d’efficacité énergétique et de décarbonisation sont revenus aux tendances précédentes, loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

1Mtoe (Million Tonnes of Oil Equivalent) = 11630 Twh

Consommation énergétique finale par secteur (2018)

II – Un pas vers la transition énergétique?

1 – Parmi ces secteurs, lesquels consomment le plus d’énergie non renouvelable?

En France

En France, en 2020, la consommation totale de produits pétroliers raffinés (hors biocarburants) s’établit à 60,4 Mtep (=702,5 Twh), en données corrigées des variations climatiques. La consommation d’énergie pour le chauffage est plus forte quand l’hiver est plus rigoureux. C’est une évidence qui ne présente pas un grand intérêt pour l’analyse dans la mesure où elle ne traduit pas un changement des comportements. Pour mieux analyser les évolutions, on calcule des consommations « corrigées du climat » (primaire et finale). C’est-à-dire qu’on essaie d’évaluer ce qu’aurait été la consommation si les températures avaient été « normales ». On obtient un résultat théorique, qui dépend de la méthode utilisée et qui complète la consommation « réelle », celle qui est observée [5]. Elle recule très nettement sur un an (- 10,4 %), en raison principalement de la chute de la consommation des transports (- 16 %) qui représentent plus de la moitié de la consommation. Depuis le milieu des années 2000, la tendance était déjà à la baisse, à un rythme néanmoins bien plus modéré (-1,5 % par an en moyenne entre 2005 et 2019). Cette tendance de long terme est principalement imputable à l’industrie, au résidentiel et au tertiaire, la consommation à usage de transport étant restée assez stable entre 1990 et 2019.

Dans le monde

A l’échelle mondiale, le secteur de production d’électricité est le plus néfaste pour l’environnement, ce qui est principalement dû à l’utilisation de charbon qui possède la plus forte teneur en CO2 libéré par kWh (1060 gCO2/kWh contre 418 pour le gaz et 6 pour le nucléaire) [6]. Il représente 41% de la part des émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie en 2019. Les secteurs des transports et de l’électricité représentent donc un vrai enjeu dans la transition énergétique à l’échelle mondiale.

2 – Que dire de l’utilisation d’énergie renouvelable dans ces secteurs et de façon générale ?

En France

L’extraction d’énergies fossiles a fortement décliné jusqu’au milieu des années 2000 et est désormais marginale avec l’arrêt de l’extraction de charbon et de gaz naturel. En revanche, la production d’origine renouvelable (éolien, biocarburants, biogaz…) augmente progressivement depuis le milieu des années 2000. Le bois-énergie, qui représente la quasi-totalité de la biomasse solide, demeure la première source d’énergie renouvelable consommée, loin devant l’électricité d’origine hydraulique. Le secteur utilisant actuellement la plus grande part d’énergies renouvelables pour assurer son fonctionnement est le secteur résidentiel (25%). La stratégie de décarbonisation pour assurer la transition énergétique passe dans un premier temps grâce au fonctionnement de centrales nucléaires, lui permettant d’atteindre plus efficacement ses objectifs contrairement à l’Allemagne qui utilise encore ses centrales à charbon. La question du nucléaire représente également un défi auquel des solutions devront être proposées afin de ne pas en être dépendant.

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie atteint 19% en 2020 contre les 23% attendus (seul pays d’Europe n’ayant pas atteint son objectif) [7].

Dans le monde

Compte tenu d’une forte utilisation de bois-énergie couplée à une plus faible consommation d’énergie, les pays africains affichent une part d’énergies renouvelables proche de 50 % (le bois est considéré comme une ressource renouvelable et neutre en carbone car le carbone rejeté lors de la combustion est stocké lors de la croissance des arbres. Toutefois, la question de l’utilisation du bois en tant qu’énergie renouvelable soulève encore de nombreux débats). À l’opposé, les pays disposant de ressources abondantes en énergies fossiles tels que la Russie et les pays du Moyen-Orient sont très peu impliqués dans la transition énergétique.

Pays les plus pollueurs actuellement, la Chine puis l’Inde restent tout de même les premiers producteurs d’énergies renouvelables dans le monde en 2019 [7]

Conclusion

Ainsi, la transition énergétique s’applique de manière hétérogène entre les pays et au sein des différents secteurs. Les secteurs des transports et de l’électricité sont les plus énergivores et présentent le plus gros défi de décarbonisation. La tendance mondiale reste trop peu encourageante pour le futur mais des efforts sont réalisés depuis les années 2000. Un des domaines de spécialisation à AgroParisTech se penche sur le domaine de l’énergie et de l’environnement. AgroParisTech Service Etudes serait ainsi ravi de vous accompagner sur votre projet touchant de près ou de loin à cet univers. 

13/09/22

Newsletter – Septembre 2022

  • Durée de lecture estimée : 5 minutes
  • Auteur : Romain Thierry

Ça y est : c’est la rentrée ! De nouveaux étudiants AgroParisTech sont déjà intéressés par notre association et le mandat actuel se prépare pour les former afin de mener à bien la pérennité de notre belle structure.
Attention cependant, il ne faut pas croire que “rentrée” signifie “reprise du travail”. Nos chers membres du Pôle Études n’ont pas cessé de suivre les études, le Pôle Communication n’a pas cessé de promouvoir notre image auprès de nos parties externes et tous les autres membres ont également mis la main à la pâte.
Bref, un été bien rempli pour nos chers Junior-Entrepreneurs qui peuvent désormais travailler sur le Plateau de Saclay, entourés d’autres Grandes Écoles d’Ingénieurs et de leurs Junior-Entreprises. Pour illustrer tout ce travail, voici quelques exemples d’études réalisées cet été…

Enquête de détermination des fonctionnalités d’un outil agronomique

Des étudiants d’une Grande École d’ingénieur française ont eu pour projet de développer un outil pour aider les agriculteurs et entreprises à établir, à petit prix, un suivi de leurs terres et cultures. Il s’agit de détecter et mesurer les dégâts dus aux aléas climatiques et/ou maladies sur une exploitation agricole. Pour construire pareil outil, ils ont demandé à ASE de les aider à comprendre les attentes des potentiels utilisateurs de celui-ci. ASE a alors mené une enquête auprès des agriculteurs et des entreprises du milieu agricole pour déterminer qualitativement et quantitativement quelles fonctionnalités étaient attendues ainsi que la portée de leurs applications. Ce fut une mission enrichissante pour nos étudiants réalisateurs et leur compte-rendu synthétique le fut tout autant pour les concepteurs.

La déshydratation du fourrage pour lutter contre les marées vertes

Une agglomération française et ASE ont travaillé ensemble pour étudier la faisabilité de l’implantation d’une usine de déshydratation de fourrage afin de promouvoir la plantation de luzerne sur son territoire et ainsi fixer davantage d’azote dans ses sols. Vous connaissez sûrement la suite : plus d’azote fixé dans le sol induit moins d’azote dans les cours d’eau puis moins d’azote dans l’eau de mer et donc une prolifération d’algues vertes réduite ! Il s’agit donc pour nos étudiants réalisateurs de concevoir un circuit économique court pour la déshydratation de la luzerne et la production de granulés de chauffage. Défi relevé !

Benchmark in China

Les nouveaux produits végétaux de substitution font aujourd’hui leur grande entrée dans l’agroalimentaire. C’est la raison pour laquelle un géant français de l’électroménager a fait appel à ASE pour mener une étude de benchmark sur la conservation de laits végétaux au réfrigérateur. La petite subtilité de cette étude est qu’elle devait se faire en chinois. C’est donc un étudiant AgroParisTech maniant bien la langue qui a été retenu pour cette mission. Le résultat était à la hauteur des attentes. ASE a démontré une nouvelle fois son excellence et sa polyvalence technique et linguistique. 

Retrouver un procédé de fabrication

Une entreprise spécialisée dans la modernisation d’anciens produits alimentaires nous a contacté afin de trouver un procédé de fabrication facilement industrialisable pour son produit d’intérêt. Le but final était d’approcher au maximum toutes les qualités du produit désiré et le procédé, si les résultats étaient jugés satisfaisant, devait être remis au commanditaire sous la forme d’un rapport.

Concernant l’environnement, le nombre de demandes d’étude est en hausse cette année encore. L’urgence climatique et les prises de consciences se font encore davantage ressentir en cette période de sécheresse et agir n’est plus une option. De l’analyse du cycle de vie d’un produit à la création d’un dossier pour candidater à une certification en passant par la réduction de son empreinte carbone, de nombreuses demandes nous parviennent chaque année. Reconnue pour ses démarches en RSE, notre Junior-Entreprise sait répondre au mieux à toutes ces missions.

En conclusion

AgroParisTech Service Études vit donc une nouvelle transition sur Saclay et nos étudiants ainsi que nos clients, sont toujours plus nombreux à se présenter à nous. C’est sur ce nouveau campus que s’installe une nouvelle dynamique entre les trois promotions d’étudiants AgroParisTech et les autres Grandes Écoles du plateau. Tout cela semble bien prometteur pour notre structure.

12/09/22

Quand les hommes se tournent vers les plantes pour se soigner : la recrudescence de la phytothérapie

  • Autrices : Leïla Marliac et Audrey Kislin
  • Temps de lecture estimé : 9 minutes

Durant des milliers d’années, la phytothérapie a constitué la principale source de remèdes contre de nombreuses maladies. Cependant, avec l’avènement de la chimie à la fin du XIXe siècle et la découverte de nouveaux médicaments, cette science ne fut plus que des « remèdes de grand-mère » aux vertus incertaines.  

Cependant, cette mise à l’écart n’a duré qu’un temps. L’apparition d’effets secondaires de la plupart des médicaments de synthèse, les prix des productions, mais également les progrès scientifiques et techniques réalisés ces dernières années ont fait émerger une nouvelle phytothérapie. Celle-ci réconcilie les traditions ancestrales, les preuves d’une efficacité scientifique et une haute technicité garante de la qualité et sécurité des produits. Elle assure également le respect du végétal.  

Aujourd’hui, 75% des Français envisagent d’utiliser des traitements naturels (homéopathie, phytothérapie, apithérapie, aromathérapie) [0] et 17% des Français utilisent la phytothérapie.

De nos jours, la phytothérapie a donc le vent en poupe. Qu’est-ce que la phytothérapie et comment expliquer son succès ?

Qu’est-ce que la phytothérapie ?

Par définition, la phytothérapie est une médecine douce qui traite et prévient certaines maladies ou troubles par l’usage des plantes. Les plantes médicinales utilisées contiennent naturellement de nombreuses substances qui peuvent agir sur notre organisme. Par exemple, les phénols sont des composés aromatiques qui ont des propriétés antiseptiques et antibactériennes. Les tanins ont un rôle asséchant et astringent. Quant aux flavonoïdes (responsables de la couleur jaune, orange ou rouge des fruits et fleurs), ils génèrent des effets laxatifs. D’autres composés peuvent être néanmoins toxiques, comme les alcaloïdes (morphine, nicotine). [1] Chaque espèce de plante contient des substances qualitativement et quantitativement différentes.

Le thym est une plante aromatique très prisée en phytothérapie pour ses propriétés anti-infectieuses et antioxydantes. On l’utilise notamment en cas de troubles respiratoires ou gastro-intestinaux. Elle contient entre autres deux principes actifs : le thymol, un puissant anti-inflammatoire, et l’apigénine, aux propriétés antioxydantes et antitumorales.
Thym en fleurs
Thymol
Apigénine

Le thym est une plante aromatique très prisée en phytothérapie pour ses propriétés anti-infectieuses et antioxydantes. On l’utilise notamment en cas de troubles respiratoires ou gastro-intestinaux. [2] Elle contient entre autres deux principes actifs : le thymol, un puissant anti-inflammatoire, et l’apigénine, aux propriétés antioxydantes et antitumorales. [3]    

On utilise aussi bien les racines, les tiges, les fleurs et les feuilles des plantes médicinales selon l’utilisation que l’on veut en faire. Cependant, on consomme rarement les plantes brutes, il s’agit de les préparer afin de faire ressortir les composés d’intérêt.

Quelques exemples de méthodes de préparation…

  • L’infusion : il s’agit de porter des plantes fraîches ou sèches dans une eau en ébullition puis de les refroidir rapidement. Cette méthode permet d’extraire les principes actifs par solubilisation. L’eau froide solubilise les sels minéraux, pectines, mucilage et alcaloïdes tandis que l’eau chaude solubilise partiellement les huiles essentielles. Plus les plantes sont ligneuses et plus le temps d’infusion est long. [1]
  • La décoction : Elle concerne les tiges, écorces, racines et fruits. Il s’agit de faire bouillir ces parties végétales entre 10 et 30 min. [1]
  • La fumigation : Il s’agit de porter les plantes à ébullition ou d’en faire une combustion et d’utiliser les vapeurs ou fumées qui en résultent. [1]
  • La teinture : Des plantes fraîches sont d’abord hachées puis doivent macérer 3 semaines dans de l’alcool à 95°. [1] Un malaxage a lieu régulièrement en absence de lumière afin de favoriser l’extraction des principes actifs vers la phase liquide. On extrait ensuite le liquide par filtration.
  • Les extraits fluides : On les obtient par extraction des principes actifs en plongeant les plantes dans différents mélanges de concentration en alcool croissante. On peut les mettre dans une solution neutre glycérinée à la fin. [1]
  • Les huiles essentielles : Elles s’obtiennent par distillation d’une plante dans de l’eau ou par entraînement à la vapeur. [1] 
  • La gélule : Les plantes sont pulvérisées puis encapsulées dans des gélules de gélatine vides à l’aide d’une machine. La gélule offre l’avantage de conserver le plus longtemps possible les vertus thérapeutiques des principes actifs qui y sont contenus, une facilité d’usage et l’absence de goût du produit absorbé. [4]
  • Le cataplasme : Il s’agit d’une pâte épaisse médicinale que l’on applique sur la peau en la faisant tenir grâce à un linge. La peau étant perméable, les principes actifs qu’il contient vont pénétrer à travers la peau.

Dans quels cas utiliser la phytothérapie ?

La phytothérapie possède un très large champ d’applications. Elle peut être efficace contre des pathologies aiguës ou chroniques mais aussi en prévention. Elle peut également permettre d’accompagner des traitements allopathiques pour en potentialiser les effets ou améliorer le bien-être des patients. Ainsi, la phytothérapie peut aider à venir à bout de nombreuses maladies mais certainement pas de toutes les pathologies. En effet, on ne soigne pas le cancer par la phytothérapie. En revanche, il est possible d’accompagner la prise en charge des effets secondaires liés aux traitements. 

La logique de traitement est différente entre la médecine classique et la phytothérapie. La médecine moderne est substitutive, c’est-à-dire que les médicaments classiques régularisent les fonctions de l’organisme et le soulagent du besoin de s’autoguérir. En phytothérapie, on utilise également les plantes comme des médicaments pour réguler les fonctions du corps, mais elles aident aussi le corps humain à se soigner.

Cependant aujourd’hui, il n’est plus question d’opposer traitements à base de plantes et médicaments issus de la chimie, mais au contraire de les associer. Le médecin nutritionniste, botaniste Ed. Fayard a déclaré : « Nous avons en France 13 millions de personnes polymédiquées avec des risques d’accidents liés aux interactions (10 à 20% des hospitalisations après 65 ans sont liés à un mésusage des médicaments). L’intérêt de certaines plantes est de limiter la prise de médicaments de synthèse et de permettre une décroissance médicamenteuse ». La logique de traitement est donc différente entre la médecine classique et la phytothérapie.

Quels risques pour la santé ?

Ce n’est pas parce que la phytothérapie utilise une matière première naturelle qu’elle est sans danger et sans contre-indications. Certaines plantes sont toxiques, d’autres risquent d’interagir avec des médicaments et de provoquer des effets indésirables

Par exemple, on déconseille le ginkgo, un puissant fluidifiant, si le patient consomme des médicaments anticoagulants (aspirine, héparine, etc.) pour risque d’hémorragie. Pour la même raison, on recommande de ne pas consommer de thé, d’ail ou de gingembre en association avec le ginkgo. [5] La grande difficulté de la phytothérapie est de ne pas créer d’interactions négatives entre les plantes utilisées. Elle requiert donc une bonne connaissance des plantes et il est conseillé de se renseigner auprès d’un professionnel de santé.

De plus, certaines plantes sont contre-indiquées pour la grossesse et l’allaitement, celles-ci pouvant être toxiques pour le fœtus. [6] L’EMA (Agence européenne du médicament) contre-indique l’usage de certaines plantes chez les enfants de moins de 12 ans, et très souvent chez les moins de 18 ans.

Quelle réglementation régit actuellement la phytothérapie ?

En France, on regroupe les plantes médicinales dans les PPAM (Plantes à Parfum, Arômes ou Médicinales). Deux-tiers des PPAM ont pour finalité l’extraction des huiles essentielles et 7 plantes (lavande, pavot, sauge, estragon, thym, lavandin, ginkgo biloba) couvrent 90% des surfaces de culture des PPAM. [1]

La plupart des plantes commercialisées proviennent de l’importation de différents pays. Un important contrôle qualité a lieu sur le marché des plantes car selon le pays producteur, les plantes n’ont pas les mêmes teneurs en principes actifs. [1]

La Pharmacopée est un registre qui regroupe l’ensemble des plantes que seules les pharmacies peuvent commercialiser. [7] Ce document enregistre les plantes selon leurs effets et les parties toxiques ou contenant les principes actifs. Il peut être utilisé pour déterminer quelle partie de la plante (tige, feuille, racine, etc.) consommer pour se soigner.

Au vu de l’engouement pour la phytothérapie, il est facile d’imaginer l’augmentation de la cueillette sauvage ces dernières décennies. Cependant, la cueillette sauvage de plantes manque aujourd’hui cruellement de réglementation et met en danger la biodiversité de ces dernières.

Conclusion

Ainsi, la phytothérapie se présente aujourd’hui comme la solution vers laquelle se tourner pour éviter la surmédication. Il est cependant nécessaire de connaître ses dangers et ses limites. Un des domaines de spécialisation à AgroParisTech se penche sur la pharmacologie, les bioproduits et la santé. AgroParisTech Service Etudes serait ainsi ravi de vous accompagner sur votre projet touchant de près ou de loin à cet univers en pleine renaissance.

13/05/22

La chimie verte

  • Auteurs : Romain Lods et Pauline Faucher
  • Temps de lecture estimé : 5 minutes

A l’heure actuelle, l’industrie chimique est omniprésente, et ce depuis de nombreuses années. Au cours du XXème siècle, le secteur de la chimie s’est élargi, aussi bien au niveau des constituants utilisés que de la production. De nouveaux matériaux et produits ont alors été créés : à la fin de la Première Guerre mondiale, les premiers engrais synthétiques font leur apparition, et les matières plastiques connaissent un essor à partir des années 1940 [1]. Cependant, l’industrie chimique est au cœur de nombreuses controverses. En effet, certains produits sont à l’origine de conséquences humaines et écologiques désastreuses dues à la persistance de polluants organiques. Ainsi, depuis quelques années, une alternative visant à atténuer les effets néfastes de la chimie industrielle classique se développe : la chimie verte. Qu’est-ce que la chimie verte ? Comment peut-elle permettre de limiter l’impact écologique de l’industrie chimique ? Pourquoi est-il nécessaire de trouver des alternatives aux procédés chimiques actuels ?

I – L’industrie chimique, à l’origine de désastres écologiques et humains

Afin de comprendre les motivations derrière le développement de nouvelles méthodes de synthèse chimique, il est nécessaire de s’attarder sur les impacts négatifs engendrés par l’utilisation de certains produits. Voici quelques exemples de produits chimiques dont l’utilisation a été à l’origine de nombreux débats.

La thalidomide

La thalidomide a été utilisée comme sédatif chez les femmes enceintes dans les années 1950. Commercialisée pour ses effets anti-vomitifs, cette substance s’est finalement avérée tératogène et fut ainsi à l’origine de milliers de malformations congénitales. Le nombre d’enfants nés avec des malformations a été estimé à 15 000 à travers le monde [2]. Des effets secondaires ont aussi été observés chez les personnes qui consommaient de la thalidomide. Ainsi, de nombreux cas de névrite périphérique (lésion nerveuse) ont été constatés, entraînant parfois des dommages irréversibles [3].

Le DDT

Le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) fut le premier insecticide moderne, développé à la fin des années 1930. Le DDT était reconnu comme efficace contre les moustiques transmettant le paludisme, mais aussi comme insecticide agricole. Cependant, les effets du DDT ne se limitent pas à cela. En effet, l’impact écologique du DDT est important : ce produit est nocif envers de nombreuses espèces, et se bio-amplifie le long de la chaîne alimentaire. Ainsi, les super prédateurs comme les rapaces ou les humains y sont fortement exposés [4]. Même si le DDT est interdit d’utilisation dans de nombreux pays depuis les années 1970, sa persistance fait que l’on en retrouve encore des traces dans les sols. De plus, même si un lien direct entre le DDT et l’apparition d’un cancer n’a pas été prouvé, l’OMS a classé le DDT comme potentiellement cancérogène [5], et certaines études suggèrent que le DDT pourrait être un facteur de risque pour Alzheimer [6].

Le plastique

Un des produits de l’industrie chimique dont l’impact écologique est conséquent est répandu dans tous les secteurs d’activité et à travers le monde entier : le plastique. Parmi les utilisations du plastique, la plus problématique est la production d’emballages à usage unique, dont l’ampleur est énorme. Depuis 2015, 7 milliards de tonnes d’emballages plastiques ont été produits. Parmi tous ces déchets, seuls 9% ont été recyclés. Aujourd’hui, 5000 milliards de morceaux de plastiques flottent dans les océans, exposant ainsi plus de 700 espèces marines différentes à l’ingestion de particules plastiques. De plus, la durée de dégradation du plastique est estimée de 450 ans à l’infini, ce qui entraîne de nombreuses problématiques quant au devenir des ces déchets dont la production est exponentielle [7].

Ces quelques exemples ne sont que l’ombre du large spectre de production balayé par le secteur de l’industrie chimique. De nombreuses autres substances sont remises en question en raison de leur bilan environnemental, ce qui suggère la nécessité de trouver des alternatives à leur production.

II – la chimie verte : la fin de la conception de substances nocives ?

En 1991, l’”U.S. Environmental Protection Agency” donne une définition de ce qu’on appelle “chimie verte” : “La chimie verte a pour but de concevoir et de développer des produits et des procédés chimiques permettant de réduire ou d’éliminer l’utilisation et la synthèse de substances dangereuses.[8]. La chimie verte repose sur 12 principes établis par deux chimistes américains, Anastas et Warner. Ces 12 principes ont permis de populariser le concept de la chimie verte, en facilitant sa mise en place lors de synthèses chimiques. Les 12 principes sont :

  • Prévention des déchets : il vaut mieux limiter la production de déchets plutôt que de chercher à s’en débarrasser par la suite ;
  • Economie d’atomes : on cherche à maximiser le nombre d’atomes des réactifs qui composent le produit final ;
  • Conception de méthodes de synthèse moins dangereuses : les substances produites et utilisées lors des synthèses doivent être inoffensives pour l’homme et pour l’environnement dans la mesure du possible ;
  • Conception de produits chimiques plus sûrs : les produits finaux synthétisés doivent aussi être inoffensifs ;
  • Solvants et auxiliaires moins polluants : les auxiliaires de synthèse (solvants, agents de séparation…) doivent être évités ou inoffensifs lorsqu’ils sont essentiels ;
  • Recherche du rendement énergétique : l’impact énergétique doit être minimisé, on favorise les réactions à température et pression ambiantes ;
  • Utilisation de ressources renouvelables : les produits fossiles sont à éviter ;
  • Réduction du nombre de dérivés : l’utilisation de protecteurs/déprotecteurs de fonctions doit être limitée car elle entraîne la production de dérivés, ce qui augmente le coût énergétique et le nombre de déchets produits ;
  • Catalyse : on favorise les catalyseurs naturels aux procédés stoechiométriques ;
  • Conception de produits en vue de leur dégradation : on favorise la synthèse de produits biodégradables ;
  • Observation en temps réel en vue de prévenir la pollution : les substances synthétisées doivent être contrôlées efficacement et en continu, notamment grâce aux données recueillies par satellites ;
  • Une chimie fondamentalement plus fiable : les quantités et l’état physique des substances doivent être choisis de manière à éviter tout danger.

III – Bilan, perspectives d’évolution et défis

La chimie verte propose de traiter les problèmes à la source en développant des processus sans dangers contrairement aux activités chimiques industrielles qui se concentrent sur la minimisation de l’exposition aux dangers en contrôlant les substances toxiques aux différents stades du procédé [8].

Afin de pouvoir remplacer la chimie “industrielle”, la chimie verte devra faire face à de nombreux défis tels que :

Un défi technologique

L’illustration emblématique de ce domaine est la catalyse. En effet, lors de ces réactions catalytiques, le catalyseur accélère la vitesse de réaction en abaissant le seuil d’énergie nécessaire pour permettre à la réaction de se produire, économisant ainsi de l’énergie.

Un défi industriel

L’épuisement des matières premières issues du pétrole ainsi que l’obligation de diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre sera l’axe principal de réflexion au sein de l’industrie.

Un défi économique

Un procédé vert ne remplacera un procédé traditionnel polluant que si son retour sur l’investissement est suffisamment rapide pour attirer les dirigeants et les investisseurs. Il faut pour cela compenser et surpasser les coûts de démantèlement de l’ancien procédé et de mise en place du nouveau le plus rapidement possible.

Un défi sociétal

De nos jours, les préoccupations environnementales s’installent de plus en plus dans les mentalités. Cela s’accompagne de certaines attentes de la société en termes de santé, de non-toxicité des produits consommés, de respect de l’environnement, d’éco-responsabilité des entreprises… 

Du côté des entreprises, ces attentes sont aussi demandées mais doivent s’allier avec les exigences de compétitivité. Pour être acceptée, la chimie verte doit tout d’abord être comprise, c’est pourquoi la sensibilisation et la communication restent des facteurs clés de réussite [9].

En conclusion, la mise en place d’une chimie verte est en cours mais malheureusement, les changements que cela implique sont réalisés trop lentement et naïvement d’après Claude Grison, chercheuse et chimiste française renommée. Elle met en avant un obstacle majeur que la chimie va devoir dépasser pour devenir vraiment verte « La transition écologique ne peut être abordée de façon segmentaire, alerte-t-elle. Quand on dit vouloir respecter l’environnement, encore faut-il connaître la nature afin d’anticiper l’impact réel d’une réaction chimique. » et déplore une discipline trop cloisonnée à ses molécules et procédés : « Notre recherche ne peut s’inscrire dans une transition écologique que si elle est beaucoup plus ouverte vers les autres disciplines, en particulier vers le milieu de l’écologie scientifique. Si la transition est abordée d’une façon trop naïve, la chimie sera incapable d’affirmer qu’elle a réduit son empreinte environnementale. » [10]

Le domaine de la chimie verte est un domaine sur lequel AgroParisTech Services Études pourra vous accompagner, notamment en vous aidant à réaliser des études de marchés mais aussi sur l’implantation des filières.

11/05/22

Newsletter – Avril 2022

  • Durée de lecture estimée : 3 minutes
  • Auteur : Romain Thierry

AgroParisTech Service Études s’est lancée, avec la coopération de Junior-Entreprises du plateau de Saclay (CentraleSupélec, Polytechnique, ESTACA, l’ENSTA et l’ENSAE) dans la réalisation d’une COP RSE, un sujet aujourd’hui phare dans le monde de l’entreprise, pour organiser des formations et aboutir à une charte RSE inter-JE.

Pour parfaire notre expérience, nous avons participé au Prix d’Excellence et avons rejoint la L6 aux côtés de Skema Conseil, Junior CentraleSupélec, Marketing Méditerranée, Escadrille et N7 Consulting !

Enfin, comment ne pas citer le rapprochement avec APT Innovation qui, en parallèle de notre partenariat avec le Food’Inn Lab, saura renforcer nos liens avec des start-ups innovantes et séduire aussi bien les étudiants-réalisateurs et les étudiantes- réalisatrices que les entrepreneurs pour construire des projets ensemble !

Produits phytosanitaires

AgroParisTech Service Études a travaillé, en décembre dernier, avec une entreprise développant des outils et des projets au sujet de la conservation des semences. Elle cherchait à poster sur son site internet des articles percutants et solides sur le plan technique. ASE l’a donc mise en relation avec un étudiant pour que ce dernier rédige les articles demandés et puisse y apporter un regard neuf et dynamique tout en gagnant en compétence.

Étude de l’impact de la diminution de la consommation de viande

C’est pour ce même regard qu’une entreprise leader dans le secteur agroalimentaire mondial s’est adressée à ASE afin de réaliser une étude transversale sur l’impact de la diminution de la consommation de viande dans le monde. L’analyse portait sur les conséquences en termes d’émission de gaz à effet de serre, d’occupation des sols ou encore, dans le cas d’un arrêt total de cette consommation, des conséquences que cela pourrait engendrer sur les trois piliers du développement durable : Environnemental, Social et Économique.

Création d’une base de données pour de nouveaux modes de restauration

Une entreprise spécialisée dans les alternatives aux systèmes de restauration classiques se lance dans la préparation de produits alimentaires et a eu besoin de créer une base de données pour étiqueter ces denrées conformément aux normes et lois de commercialisation. ASE a donc été choisie pour structurer et remplir cette base de données en suivant les exigences posées.

Étude sur les procédés de conservation des légumineuses

Une autre étude portant sur le génie des procédés, la microbiologie et l’économie a été proposée à AgroParisTech Service Études. Notre Junior-Entreprise réalise actuellement un état de l’art des procédés de fermentation des légumineuses pour une interprofession des oléoprotéagineux, accompagnée d’une analyse des acteurs de la filière, pour comprendre au mieux son potentiel.

Protection de la biodiversité

Une association travaillant à préserver et restaurer la continuité écologique d’une portion de territoire en Bourgogne souhaite mener une initiative originale, collective et participative de protection de la biodiversité ordinaire. AgroParisTech Service Études devait alors valider le projet au travers d’une étude de faisabilité et d’une étude marketing.

Bilan carbone et labellisation Agroécologique

Toujours pour avoir une expertise sur un projet environnemental, un réseau d’aide aux ONG a demandé à ASE de construire et d’analyser la structure du dossier d’enregistrement carbone pour obtenir une labellisation de type Vera, Gold Standard. L’étude consistait à enregistrer le bilan carbone d’un projet environnemental et agricole où ont été mis en place des pratiques agroécologiques en Afrique et élaborer le document de demande de certification.

30/03/22

Des labels et certifications engagés pour l’agriculture de demain

  • Auteurs : Violette Ricard et Pauline Faucher
  • Temps de lecture estimé : 5 minutes

La labellisation en agriculture devient de plus en plus complexe et la liste des certifications ne cesse de s’accroître. Nous allons ici aborder une liste non exhaustive des certifications et labels qu’on peut trouver en France. Ceux-ci peuvent être validés par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) qui délivre notamment des labels comme AOP (Appellation d’Origine Protégée), AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), IGP (Indication d’Origine Protégée) ou encore le label Agriculture Biologique. [1]

Les labels au service de l’agriculture raisonnée

Le label CRC

Suite au regroupement de certains agriculteurs émergent des idées collectives qui peuvent s’organiser non seulement sur la partie production mais sur tout le long de la filière. Il s’agit de certifications comme la CRC : Culture Raisonnée Contrôlée. 

Dans les années 90, des agriculteurs céréaliers bourguignons ont décidé de mettre en commun leurs réflexions pour instaurer une filière de qualité respectueuse de l’environnement et de la santé. En effet, leur projet repose sur les différents piliers du développement durable. Tout d’abord, leurs cahiers des charges stricts imposent aux agriculteurs de respecter davantage l’environnement en réduisant l’utilisation de pesticides et d’amendement sur les parcelles, mais ils définissent également une réglementation stricte quant à la préservation de la biodiversité. D’un point de vue social, ce label garantit une juste rémunération des agriculteurs : par exemple, les organismes stockeurs touchent une prime de 21€ par tonne de blé, qu’ils partagent avec les agriculteurs. Finalement, la filière est aussi viable d’un point de vue économique : les rendements obtenus sont très comparables aux rendements de l’agriculture conventionnelle, tout en réduisant l’apport d’intrants (et donc leur coût de production). Par ailleurs la filière impose une obligation de résultat, c’est à dire qu’un agriculteur ne peut faire du CRC que si sa coopérative est CRC. Celle-ci ne peut l’être qu’à condition de vendre les récoltes à un industriel adhérant aussi à la filière. [2]

Le label ZRP

Dans ce même état d’esprit, on trouve le label Zéro Résidu de Pesticide qui est une initiative du Collectif Nouveaux Champs. Il s’agit d’un mouvement citoyen de producteurs français, acteurs volontaires de la transformation agricole de notre pays. La dynamique du projet permet de répondre aux enjeux environnementaux de demain tout en valorisant le travail des agriculteurs et en obtenant une meilleure rémunération. Aujourd’hui, une quarantaine d’espèces de fruits, légumes, céréales, surgelés sont certifiés ZRP. Les producteurs s’engagent à respecter un cahier des charges qui leur impose de mettre en œuvre une combinaison de méthodes et de pratiques culturales qui visent à diminuer de 41% l’utilisation de pesticides de synthèse. Après la récolte, ces productions font l’objet d’analyse des résidus par un organisme certificateur dans la limite des quantifications (de 0,01mg/kg). Cela va finalement amener sur le marché un produit avec un taux de pesticides faible, c’est-à-dire meilleur pour la santé du consommateur et de l’agriculteur. [3]

La certification en agriculture biologique

Le label AB

De plus, il existe une certification pour l’Agriculture Biologique. La certification AB (un label français mais valable aussi pour des produits de provenance européenne) atteste que la production a eu recours à des pratiques de culture et d’élevage soucieuses du respect de la santé des consommateurs et des équilibres naturels. Le logo identifie les produits 100% bio ou les produits bio transformés contenant au moins 95 % des ingrédients élaborés sans produits chimiques tels que pesticides et engrais chimiques de synthèse, sans antibiotiques ni OGM. Ce label est désormais facultatif au profit du logo bio européen. Le logo bio européen est obligatoire sur les produits bio alimentaires pré-emballés au sein de l’Union Européenne. Il comprend le code de l’organisme certificateur (FR-BIO-XX) qui a contrôlé la conformité du produit bio aux règles définies. La mention Agriculture suivi du nom de pays ou UE informe qu’au moins 98% des ingrédients du produit en sont originaires. Dans le cas contraire, c’est la mention Agriculture NON-UE qui est affichée. [4]

Logo français et logo européen du label AB

Le label Bio Cohérence

L’extension européenne de la certification agriculture biologique impliquait une baisse des exigences notamment quant à la traçabilité des produits et aux audits. Certaines organisations de l’agriculture biologique ont ainsi décidé de mettre en place le label Bio Cohérence

Il s’agit d’une marque française de filière portée par des producteurs, des transformateurs, des distributeurs et des consommateurs. A ce jour, elle couvre principalement les produits alimentaires. D’autres produits sont également labellisés, comme des semences, des plants et des fleurs. [5]

Un label tourné vers une philosophie de vie : la biodynamie

Les labels, en plus de valoriser les produits, permettent d’atteindre des consommateurs ciblés. Par exemple, certains agriculteurs ont souhaité faire de leur production une véritable philosophie de vie. Le label Demeter en a découlé, un label qui se focalise sur l’agriculture en biodynamie. Ce label a été créé en 1928 par l’occultiste autrichien Rudolf Steiner, fondateur du mouvement de l’anthroposophie. Ainsi, tous les consommateurs qui s’intéressent à la biodynamie peuvent facilement trouver des produits qui leur conviennent grâce à la certification. La valeur scientifique ajoutée à ce label semble plus controversée : en effet le fondateur du mouvement se base majoritairement sur son intuition.

La biodynamie se distingue de l’agriculture biologique en englobant non seulement les techniques agricoles, mais aussi des rituels de nature mystique : « Le paysan qui accepte de se plier au cahier des charges de Demeter, la marque de certification des produits agricoles cultivés en biodynamie, ne se borne pas à produire des fruits ou des légumes biologiques — cette sorte de druidisme lui impose de manipuler des cornes remplies de bouse et des vessies de cerf et de respecter un calendrier cosmique. Comme pour des viandes halal ou casher, les vins et carottes biodynamiques signalent qu’ils respectent une codification rituelle » (Le Monde diplomatique, no 772,‎ 2018, p. 16 – 17). Il s’agit donc d’un type d’agriculture bien spécifique mais qui s’implante de plus en plus dans l’agriculture européenne. En France par exemple, on compte 745 fermes qui sont certifiées, cela représente 14 629 ha.

Voici donc ici une liste non exhaustive de labels qui existent à l’échelle française et même européenne. Chaque label impose une réflexion importante notamment sur le mode de production mais implique également une réflexion plus globale et générale sur les filières, leur implantation à l’échelle nationale, les stratégies marketing et de R&D qu’on peut trouver derrière. C’est pourquoi chez AgroParisTech Service Études, nous pouvons vous aider à réaliser un premier pas dans ces recherches. Nous pouvons notamment vous aider à réaliser des études bibliographiques, de marchés mais aussi sur l’implantation des filières. 

10/02/22

Les néonicotinoïdes, entre besoin des agriculteurs et dommages environnementaux

  • Auteurs : Xavier Bramaud et Pauline Faucher
  • Temps de lecture estimé : 4min

Utilisés dans une grande majorité des cultures, les néonicotinoïdes ont été bannis de l’agriculture française en 2018 car ils présentaient un danger pour l’environnement. Malgré une adaptation rapide du monde agricole, un secteur reste largement touché par cette interdiction : le secteur de la betterave sucrière a subi de grandes baisses de rendements l’année suivant la disparition des néonicotinoïdes. En effet, les plants de betterave sont affectés par une maladie transmise par un puceron, la jaunisse de la betterave, que cet insecticide permettait d’éviter. Une dérogation temporaire de 120 jours à compter du 06 février 2022, permettant à nouveau l’utilisation de ces pesticides dans les cultures de betteraves sucrières, a été décidée [1]. Peut-on comprendre la réautorisation des néonicotinoïdes pour l’année 2022 ?

Des apiculteurs en colère et un milieu contaminé

Lors des premières phases de son développement, la betterave sucrière est sensible à la jaunisse transmise par les pucerons. Afin d’éviter de perdre une partie de la récolte, les graines étaient donc aspergées de néonicotinoïdes. Suivant l’année d’interdiction du pesticide, les récoltes ont chuté de plus de 30%, chiffre donné par des agriculteurs et confirmé par l’industrie du sucre. 

Cependant les néonicotinoïdes sont responsables d’un effet neurotoxique sur les insectes, notamment les abeilles. L’une des raisons de cet effet est la rémanence importante des molécules dans les sols, qui sont lessivées et contaminent les alentours. Ainsi, depuis l’apparition des néonicotinoïdes dans les régions où les cultures de betterave sont importantes (l’Indre par exemple), la production de miel a chuté d’environ 75% (d’après l’UNAF, Union National de l’Apiculture Française). Aussi, l’effet toxique de l’insecticide a fait augmenter la mortalité des reines et des ouvrières, entrainant une forte augmentation de la demande. 

Par ailleurs, les néonicotinoïdes ont un temps de résidence important dans les sols, allant jusqu’à plusieurs années, entrainant un épandage de l’insecticide dans l’environnement et une diminution de la biodiversité. Il existe cependant des alternatives aux néonicotinoïdes : on peut trouver des insecticides d’origine naturelle ou bien des insecticides ciblant plus précisément les pucerons ou ravageurs. De nouvelles méthodes d’agriculture sont également proposées, comme par exemple le fait de semer les plants plus tard dans l’année afin d’éviter la période de présence des pucerons (dans le cas des betteraves sucrières). Ces méthodes d’agriculture biologique ne sont cependant pas aussi efficaces en terme de rendements que l’agriculture traditionnelle.

Une industrie touchée et défendant l’usage des néonicotinoïdes

Malgré les effets néfastes des néonicotinoïdes, la nouvelle dérogation est soutenue par les industries du sucre. En effet, après l’interdiction de ces insecticides en 2018, l’industrie sucrière a perdu plus de 270 millions d’euros. Les industriels défendent le côté inoffensif des néonicotinoïdes du fait que les molécules sont seulement présentes sur la graine et ne se retrouvent pas à l’air libre. Cet argument est attaqué directement par les anti-néonicotinoïdes pour les raisons citées précédemment.

De plus, l’interdiction définitive des néonicotinoïdes pourrait avoir un impact social important. Pour l’instant, il n’existe pas d’alternative efficace à l’insecticide, l’agriculture biologique ne produit pas assez de matière première pour faire fonctionner les usines de sucre. Par conséquent, des usines ou filières entières pourraient être amenées à fermer, entraînant une forte vague de licenciements (plus de 10 000 emplois pour certains grands groupes). Pour éviter ces licenciements, la baisse des rendements pourrait obliger ces usines à importer des betteraves. Cette solution impliquerait une augmentation des prix des produits finaux ainsi qu’un impact environnemental important dû au transport et à la potentielle utilisation de néonicotinoïdes dans cet autre lieu de production. 

Cette controverse se retrouve au sein de débats politiques, elle est notamment citée dans le cadre des campagnes présidentielles. Au parlement européen, ce sont EELV qui sont pour une interdiction définitive au sein de l’Europe, proposition freinée par l’ensemble des industriels qui plaident contre.

Le débat des néonicotinoïdes n’est qu’une controverse parmi de nombreuses autres au sein de l’agriculture française. Par exemple, certaines réformes de la PAC, comme les aides à l’hectare sans plafonnement ni dégressivité, entraînent elles aussi des désaccords.

10/01/22

L’essor du “reconditionné”

  • Autrice : Leila
  • Temps de lecture estimé : 4 minutes

Le mardi 2 novembre, un texte de loi visant à renforcer la régulation environnementale du numérique a été adopté par le Parlement. Une des mesures évoquées dans ce texte porte sur la limitation du  renouvellement des appareils numériques,  « dont la fabrication représente 70% de l’empreinte carbone du numérique en France ». [1] 

Une des solutions en plein essor ces dernières années pour limiter la production des objets électroniques est le reconditionnement. En effet, dans un monde où le numérique est omniprésent et où ces objets sont devenus indispensables à une grande partie de la population, il est essentiel d’évaluer leur impact écologique sur notre planète et de trouver des solutions à cette problématique au plus vite.

Le reconditionnement, un marché en plein expansion pour les professionnels…

Fructueux, efficace et écologique, le reconditionnement d’objets électroniques est devenu, en quelques années, une alternative qui attire de plus en plus d’adeptes. Il se définit par une remise en état d’un produit mais se différencie du matériel d’occasion. Les smartphones, tout comme les ordinateurs, les aspirateurs, les consoles de jeux, les appareils photos, les machines à café, les lave-linges sont éligibles à ce dernier. Au vu du nombre d’objets électroniques commercialisés chaque année autour du globe, le marché du reconditionné se révèle gigantesque, avec à la clé un impact positif indiscutable sur l’environnement mais aussi un enjeu financier colossal.

Ainsi, depuis une dizaine d’années, de nombreuses startups et entreprises se lancent dans le reconditionnement et les acteurs se multiplient sur ce marché [2]

● les reconditionneurs comme Remade, Recommerce, Smaaart, Certideal

● les places de marché comme Backmarket qui mettent en relation les consommateurs et des reconditionneurs en France et partout dans le monde

● les opérateurs de téléphonie et les grandes surfaces qui développent des offres de produits reconditionnés pour leurs clients (en partenariat avec des reconditionneurs). 

…mais aussi très attractif et économique pour les consommateurs.

Les prix attractifs et les longues périodes de garantie séduisent les clients. La preuve en est, aujourd’hui 1/3 des Français a déjà acheté un produit reconditionné d’après une étude menée par Rebuy [3]. Les smartphones reconditionnés sont en moyenne 30 à 40% moins cher que les neufs, tout en offrant un niveau de performance égal et une durée de vie égale voire plus longue. En 2020, 2,6 millions de téléphones reconditionnés ont été vendus en France, contre 16 millions de neufs. L’écart entre les deux marchés reste grand mais les ventes de smartphones reconditionnés ne cessent de croître : elles étaient en hausse de 4% en 2019 et ont même connu une augmentation de presque 20% en 2020 [4].

Par ailleurs, pour alimenter ce marché il est nécessaire que les utilisateurs cèdent leurs anciens téléphones. Il y a quelques années, le processus était compliqué : les prix de reprise étaient complètement différents entre les recycleurs, et les consommateurs étaient souvent mal informés à propos des points de collectes, ou des avantages de reconditionner son smartphone au lieu de le jeter. Mais grâce à des plateformes comme CompaRecycle, un comparateur en ligne, il est aujourd’hui possible de revendre simplement ses objets connectés au meilleur prix tout en favorisant leur reconditionnement en France. Il faut savoir qu’une personne reçoit en moyenne 120 euros pour la reprise de son téléphone, un bénéfice non négligeable pour le consommateur [5]

Mais quels sont les réels avantages du “reconditionné” sur le plan écologique ?

L’impact positif du reconditionné est porté par la suppression de l’empreinte environnementale de production des objets électroniques, mais également celle de leur destruction. On peut s’appuyer sur les propos de Erwann Fangeat, ingénieur au sein de la direction Économie circulaire et Déchets de l’Agence de la transition écologique (Ademe) qui affirme que “ 75% de l’impact écologique d’un smartphone est lié à sa fabrication, donc acheter un téléphone qui a déjà été fabriqué fera un différentiel écologique très important.” [4] Bien sûr, l’industrie du reconditionné a elle-même un impact négatif sur l’environnement : il y a le transport chez le reconditionneur, le changement éventuel d’une pièce (une batterie ou un écran, par exemple). Mais cet impact est en moyenne 3 fois inférieur à celui de la production d’un appareil neuf. [6]

De plus, ce tableau comparatif [5] met en lumière l’économie de matières premières et de la diminution de l’empreinte carbone lors de l’achat d’un smartphone reconditionné : 

Enfin, l’achat d’un appareil remis à neuf est un moyen efficace de lutter contre la surproduction de déchets électroniques et la surconsommation globale de notre société.

Conclusion

Ainsi, le reconditionnement semble limiter considérablement l’impact négatif des objets électroniques sur notre planète. Cependant, la surconsommation reste une des tares de notre société comme le montre ce chiffre : 88% des Français.e.s changent de téléphone alors que l’ancien fonctionne toujours [7]

Par ailleurs, le texte adopté le mardi 2 novembre, ne modifie pas la taxe réduite sur les produits reconditionnés, ce que déplorent certains acteurs du milieu qui souhaiteraient “exonérer les produits reconditionnés et ainsi garantir la compétitivité du reconditionnement” [1].

AgroParisTech Service Etudes porte une attention particulière à son impact écologique ainsi qu’à celui des entreprises avec qui elle travaille, avec une volonté de contribuer à une dynamique plus respectueuse des valeurs qui lui sont chères. 

30/12/21

Newsletter – Décembre 2021

  • Durée de lecture estimée : 3 minutes
  • Auteurs : Romain Thierry, Clémence Caro et Mehdi Souabni

AgroParisTech Service Etudes vient d’achever son processus de Recrutement Formation Passation, débuté il y a quelques semaines afin de constituer et former dans les meilleures conditions le nouveau mandat qui entrera en pleines fonctions en janvier 2022.

AgroParisTech Service Etudes a eu la chance de pouvoir être représentée au Congrès Régional d’Automne organisé par la Junior ESTACA.

Notre Junior-Entreprise a également passé un audit blanc fin octobre dans les standards de la norme ISO 9001 afin d’évaluer l’ensemble de nos processus et a reçu à cette issue une appréciation positive attestant l’amélioration continue de notre structure.

Six membres d’AgroParisTech Service Etudes, du mandat actuel et mandat entrant, ont pu se rendre au Congrès National d’Hiver organisé par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises à Seignosse. Ils ont pu échanger avec d’autres Junior-entrepreneurs mais également y dispenser une formation sur la comptabilité extra-financière à l’ensemble du Mouvement afin de présenter le modèle CARE et ses enjeux dans le monde entrepreneurial de demain.

Carbone et production agricole

Un grand groupe semencier français a demandé à AgroParisTech Service Etudes de créer un questionnaire portant sur la question du carbone dans le domaine des semences. Il était également demandé de le distribuer aux étudiants d’AgroParisTech afin d’avoir une vision plus claire sur les exigences des futurs ingénieurs agronomes en termes de pratiques respectueuses de l’environnement. A ceci s’ajoute un travail de synthèse et de réflexion nécessaire à la compréhension de cette approche générationnelle sur les pratiques agronomiques à créer ou employer.

Plantation de pistachiers

Un représentant d’un domaine agricole en France métropolitaine a contacté AgroParisTech Service Etudes pour une étude du marché de la pistache en France. Il s’agissait de réaliser une triple analyse sur la structure de la filière, sur l’offre et enfin sur la demande aux échelles nationales et internationales.

Analyse du marché allemand du blé tendre et de l’orge

Cette étude consistait en un recensement des éléments principaux du marché allemand pour une jeune entreprise cherchant à développer une application pour aider les semenciers. Par son analyse, AgroParisTech Service Etudes a permis de comprendre le mode de fonctionnement de ces marchés afin que le client puisse commencer la phase de dialogue avec les acteurs étrangers.

Étude de faisabilité du développement de produit agroalimentaire

AgroParisTech Service Etudes a accompagné deux entrepreneuses dans le développement d’un nouveau produit laitier agroalimentaire. Pour ce faire, AgroParisTech Service Etudes s’est vu confier la tâche d’enquêter auprès des futures cibles du produit afin de recenser leurs attentes, d’étudier les possibilités de financement, d’aides et d’accompagnement du projet.

Enquête sur le biocontrôle

AgroParisTech Service Etudes a reçu de la part d’une association à visée internationale, spécialisée dans le biocontrôle, la mission suivante : élaborer une base de données d’agriculteurs répondant à des critères spécifiques, et diffuser un questionnaire fourni par l’association en construisant une analyse statistique des résultats. Cette enquête servira par la suite au client pour accorder ses axes de réflexions sur la question du biocontrôle.

Veille réglementaire sur la dénomination “Tisane”

AgroParisTech Service Etudes a répondu à la demande d’une grande société française travaillant dans le domaine des infusions afin de réaliser une veille réglementaire sur la possibilité d’employer le terme “tisane” pour certains de ses produits. Cette veille s’étendait à tous les synonymes de ce nom pour tous les territoires francophones.

Étude sur le stockage de carbone des forêts Miyawaki

Une entreprise française d’holding s’intéressant à l’impact des forêts sur la composition de l’atmosphère s’est adressée à AgroParisTech Service Etudes afin qu’elle réalise une recherche bibliographique sur les forêts Miyawaki. Il s’agissait, suite à ces recherches, de calculer la surface de forêt nécessaire pour capter le carbone excédentaire depuis le début de l’ère industrielle jusqu’à nos jours. A cette mission s’est ajouté le besoin d’apporter des solutions adaptées à l’utilisation de ces forêts en lien avec l’objectif étudié.

Détermination de l’emplacement d’une centrale photovoltaïque

Afin de construire de nouvelles centrales photovoltaïques, une PME, actuellement n°2 de production d’énergie solaire en France, avait besoin d’une analyse des terrains pour savoir si ceux-ci étaient propices à l’installation d’une telle infrastructure. AgroParisTech Service Etudes a donc étudié le potentiel de chaque terrain vis-à-vis de l’implantation d’une centrale photovoltaïque et les a hiérarchisés selon les critères de l’entreprise. Les intervenants devaient également chiffrer la consommation d’un véhicule thermique roulant aux agrocarburants.