21/11/22

Le plastique : quelles alternatives plus durables à ce matériau aujourd’hui indispensable ?

  • Autrice : Rachel Philippe
  • Temps de lecture : 6 minutes

Aujourd’hui, le plastique provient majoritairement de ressources fossiles polluantes et bientôt épuisées. Il faut au minimum 450 ans pour que ce matériau se dégrade, dans le cas où il finit par  se dégrader complètement. Il contribue au réchauffement climatique, est nocif pour la santé  humaine et menace les écosystèmes planétaires [1].
Afin de limiter les effets nocifs des plastiques, il existe des alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Quels sont ces matériaux alternatifs ? En quoi sont-ils plus écologiques ? Comment sont-ils produits et qu’est-ce qui limite leur utilisation à grande échelle ?

Décharge de déchets plastiques [A]

Définition et identification des bioplastiques

L’appellation de « bioplastique », ou « biopolymère » regroupe deux catégories de matériaux :

  • Les plastiques biosourcés : ils proviennent de la biomasse, ressource renouvelable, et font opposition aux plastiques pétrosourcés.
  • Les plastiques biodégradables : Des micro-organismes (bactéries, champignons, algues…) peuvent les décomposer dans un environnement favorable (conditions de température, d’oxygène…) [2].

Ainsi, on distingue trois combinaisons possibles de catégories de bioplastiques :

  • Les biopolymères exclusivement biosourcés : Bio-PE, Bio-PP, Bio-PVC, Bio-PET…
  • Les biopolymères exclusivement biodégradables : PBAT, PCL…
  • Les biopolymères biosourcés et biodégradables : PLA, PHA… [3]

Afin de repérer ces bioplastiques dans notre consommation, il existe plusieurs labels [4] :

Label de compostabilité [B]
Labels européens indiquant un produit biosourcé [B]

La compostabilité est également un indicateur de biodégradabilité. En effet, un plastique  compostable est forcément biodégradable. Cependant, la réciproque n’est pas toujours vraie [2].
Aujourd’hui, seulement 1% du plastique mondial est du bioplastique. Une plus faible proportion de ce bioplastique est de nature biosourcée et biodégradable [3]. Pourtant, ces derniers sont les bioplastiques les plus écologiques.

La fabrication, les applications et les limites de quelques plastiques biosourcés et biodégradables

Les industriels vendent les bioplastiques sous la forme de granulés. Il existe quatre procédés différents donnant la structure finale au matériau. Afin d’obtenir des produits rigides, les  industries se penchent vers les procédés de thermoformage (technique permettant la réalisation de formes d’un matériau par chauffage) ou d’injection. Pour des  produits souples, on utilisera l’extrusion. Le soufflage permet d’obtenir une rigidité intermédiaire [5].

Le PLA : acide polylactique

L’acide lactique obtenu par fermentation de glucides comme le saccharose (betterave, canne  à sucre) ou l’amidon (maïs, pomme de terre) s’autoassemble pour former le PLA. Il sert à  l’impression 3D et convient comme emballage alimentaire car il résiste aux acides gras et à  de nombreux solvants organiques [6].
Nécessitant des ressources végétales issues de grandes cultures et de grandes quantités  d’eau, il entre en concurrence avec l’enjeu de l’alimentation humaine.

Résine de PLA sous la forme de granulés : matière première pour les industriels de la plasturgie
[C]

Le CA : acétate de cellulose

L’acétate de cellulose est une molécule de cellulose issue du coton ou du bois ayant subi  une acétylation. Il est utilisé pour la fabrication de montures de lunettes [7].

Synthèse d’acétate de cellulose à partir de cellulose [D]

Les PHA : polyhydroxyalcanoates

Leur synthèse se fait via une fermentation par des bactéries ou archées. C’est une famille de  biopolymères comprenant notamment le PHB (poly-β-hydroxybutyrate, polymère biodégradable). Ils sont utilisés dans les emballages alimentaires.  Reconnus pour leur insolubilité dans l’eau, ils sont également idéaux pour des applications médicales. Récemment, une importante optimisation de leurs conditions de culture a été découverte, ce qui a permis d’augmenter leur rendement, de diminuer leur coût de production et de favoriser l’industrialisation. Ils sont désormais très compétitifs avec les plastiques actuels [8].

Le chitosan

La chitine est une macromolécule glucidique que l’on trouve dans l’exosquelette des  crustacés et arthropodes ainsi que dans la paroi des champignons. Cette molécule est transformée en chitosan par désacétylation de certains monomères.

Le chitosan possède de nombreuses propriétés bénéfiques à son usage dans le secteur  alimentaire : il est antibactérien, antifongique, antioxydant et émulsifiant. Il est prometteur  dans l’industrie car il utilise des co-produits de l’aquaculture.
À l’avenir, on pourra l’utiliser comme film protecteur comestible pour les aliments [9]. Cette  fonctionnalité sera également permise par d’autres molécules comme l’alginate issue des algues [3], ou encore la caséine, protéine du lait [10].

Synthèse de chitosan à partir de chitine [E]

Conclusion

La production de bioplastique biosourcés et biodégradables est certes bénéfique pour l’environnement mais présente des limites. Du fait de leur biodégradabilité, ces biopolymères sont plus fragiles que leurs concurrents pétrosourcés. Cela limite leur utilisation dans certains domaines. Leur coût élevé de production reste le facteur limitant majoritaire. Par exemple, le PET est au prix 2€/kg en 2022 [11], alors que celui du PLA est près de dix fois plus élevé [12]. Finalement, le plastique issu de la pétrochimie et non biodégradable est peu couteux et facile à travailler, ce qui rend difficile l’introduction d’alternatives.


Certaines spécialisations à AgroParisTech se penchent sur ces problèmes de durabilité des produits en cherchant à trouver les meilleures alternatives possibles. AgroParisTech Service Etudes serait ainsi ravi de vous accompagner sur votre projet touchant de près ou de loin à cet univers.

16/11/22

Transition énergétique dans les grands secteurs d’activité en France et dans le monde

  • Auteur : Romain Lods
  • Temps de lecture estimé : 8 minutes

“La transition énergétique vise à préparer l’après pétrole et à instaurer un modèle énergétique robuste et durable face aux enjeux d’approvisionnement en énergie, à l’évolution des prix, à l’épuisement des ressources et aux impératifs de la protection de l’environnement” (objectifs de la loi de la transition énergétique française pour la croissance verte) [1].

Dans un contexte de crise énergétique avec une flambée des prix du gaz et de l’électricité, de réchauffement climatique et de croissance fulgurante de la population, la question de la production, de la consommation énergétique et de son impact environnemental devient plus que pertinente. A l’origine du développement de l’économie, d’innovations technologiques et du progrès technique, les différents secteurs d’activité tels que les transports, le résidentiel et l’industrie sont moteurs et indispensables au bon fonctionnement des sociétés humaines actuelles. En revanche, certains de ces secteurs sont critiqués pour leur surconsommation d’énergie, d’autant plus que celles-ci sont majoritairement d’origine non renouvelable. Quelle est la tendance actuelle de leur consommation énergétique ? Quels sont les moyens mis en œuvre afin de réaliser une transition énergétique ? Quels sont les leviers majeurs sur lesquels s’appuyer ?

“L’énergie primaire est l’ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie du vent, la géothermie et l’énergie tirée de la fission de l’uranium”. [2]

TWh = térawattheure = 1 milliard de kWh 
5 MWh = consommation moyenne annuelle d’électricité d’un foyer en France [3]

I – Etat de la consommation énergétique dans les différents secteurs d’activité

1 – Une consommation énergétique en croissance malgré les objectifs des accords de Paris

En France

En France, les secteurs les plus énergivores sont le résidentiel (487 TWh) et le Transport (443 TWh) qui représentent à eux deux 60% de la consommation énergétique française en 2019. L’agriculture et la pêche y représentent seulement 3%.

La consommation finale à usage énergétique, corrigée des variations climatiques, s’élève à 1 562 TWh en 2020 et est en forte baisse par rapport à 2019 (- 5,6 %) du fait de la pandémie liée au coronavirus mais cette tendance est de nouveau revenue à son statu quo.

La consommation énergétique en France diminue légèrement depuis plusieurs années alors qu’à l’échelle mondiale, elle ne cesse de croître, principalement portée par la croissance de la demande asiatique [1].

Dans le monde

Les données concernant la consommation énergétique sectorielle mondiale n’étant que très peu référencées, nous nous appuierons sur les 5 pays les plus énergivores (Chine, Etats-Unis, Inde, Russie, Japon) . Ils représentent à eux seuls 60% de la consommation énergétique mondiale [4]. On observe que ce sont les secteurs de l’industrie et des transports qui prédominent dans la consommation énergétique et représentent à eux seuls 65% de la consommation énergétique totale.

Actuellement, les indicateurs d’efficacité énergétique et de décarbonisation sont revenus aux tendances précédentes, loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

1Mtoe (Million Tonnes of Oil Equivalent) = 11630 Twh

Consommation énergétique finale par secteur (2018)

II – Un pas vers la transition énergétique?

1 – Parmi ces secteurs, lesquels consomment le plus d’énergie non renouvelable?

En France

En France, en 2020, la consommation totale de produits pétroliers raffinés (hors biocarburants) s’établit à 60,4 Mtep (=702,5 Twh), en données corrigées des variations climatiques. La consommation d’énergie pour le chauffage est plus forte quand l’hiver est plus rigoureux. C’est une évidence qui ne présente pas un grand intérêt pour l’analyse dans la mesure où elle ne traduit pas un changement des comportements. Pour mieux analyser les évolutions, on calcule des consommations « corrigées du climat » (primaire et finale). C’est-à-dire qu’on essaie d’évaluer ce qu’aurait été la consommation si les températures avaient été « normales ». On obtient un résultat théorique, qui dépend de la méthode utilisée et qui complète la consommation « réelle », celle qui est observée [5]. Elle recule très nettement sur un an (- 10,4 %), en raison principalement de la chute de la consommation des transports (- 16 %) qui représentent plus de la moitié de la consommation. Depuis le milieu des années 2000, la tendance était déjà à la baisse, à un rythme néanmoins bien plus modéré (-1,5 % par an en moyenne entre 2005 et 2019). Cette tendance de long terme est principalement imputable à l’industrie, au résidentiel et au tertiaire, la consommation à usage de transport étant restée assez stable entre 1990 et 2019.

Dans le monde

A l’échelle mondiale, le secteur de production d’électricité est le plus néfaste pour l’environnement, ce qui est principalement dû à l’utilisation de charbon qui possède la plus forte teneur en CO2 libéré par kWh (1060 gCO2/kWh contre 418 pour le gaz et 6 pour le nucléaire) [6]. Il représente 41% de la part des émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie en 2019. Les secteurs des transports et de l’électricité représentent donc un vrai enjeu dans la transition énergétique à l’échelle mondiale.

2 – Que dire de l’utilisation d’énergie renouvelable dans ces secteurs et de façon générale ?

En France

L’extraction d’énergies fossiles a fortement décliné jusqu’au milieu des années 2000 et est désormais marginale avec l’arrêt de l’extraction de charbon et de gaz naturel. En revanche, la production d’origine renouvelable (éolien, biocarburants, biogaz…) augmente progressivement depuis le milieu des années 2000. Le bois-énergie, qui représente la quasi-totalité de la biomasse solide, demeure la première source d’énergie renouvelable consommée, loin devant l’électricité d’origine hydraulique. Le secteur utilisant actuellement la plus grande part d’énergies renouvelables pour assurer son fonctionnement est le secteur résidentiel (25%). La stratégie de décarbonisation pour assurer la transition énergétique passe dans un premier temps grâce au fonctionnement de centrales nucléaires, lui permettant d’atteindre plus efficacement ses objectifs contrairement à l’Allemagne qui utilise encore ses centrales à charbon. La question du nucléaire représente également un défi auquel des solutions devront être proposées afin de ne pas en être dépendant.

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie atteint 19% en 2020 contre les 23% attendus (seul pays d’Europe n’ayant pas atteint son objectif) [7].

Dans le monde

Compte tenu d’une forte utilisation de bois-énergie couplée à une plus faible consommation d’énergie, les pays africains affichent une part d’énergies renouvelables proche de 50 % (le bois est considéré comme une ressource renouvelable et neutre en carbone car le carbone rejeté lors de la combustion est stocké lors de la croissance des arbres. Toutefois, la question de l’utilisation du bois en tant qu’énergie renouvelable soulève encore de nombreux débats). À l’opposé, les pays disposant de ressources abondantes en énergies fossiles tels que la Russie et les pays du Moyen-Orient sont très peu impliqués dans la transition énergétique.

Pays les plus pollueurs actuellement, la Chine puis l’Inde restent tout de même les premiers producteurs d’énergies renouvelables dans le monde en 2019 [7]

Conclusion

Ainsi, la transition énergétique s’applique de manière hétérogène entre les pays et au sein des différents secteurs. Les secteurs des transports et de l’électricité sont les plus énergivores et présentent le plus gros défi de décarbonisation. La tendance mondiale reste trop peu encourageante pour le futur mais des efforts sont réalisés depuis les années 2000. Un des domaines de spécialisation à AgroParisTech se penche sur le domaine de l’énergie et de l’environnement. AgroParisTech Service Etudes serait ainsi ravi de vous accompagner sur votre projet touchant de près ou de loin à cet univers. 

13/09/22

Newsletter – Septembre 2022

  • Durée de lecture estimée : 5 minutes
  • Auteur : Romain Thierry

Ça y est : c’est la rentrée ! De nouveaux étudiants AgroParisTech sont déjà intéressés par notre association et le mandat actuel se prépare pour les former afin de mener à bien la pérennité de notre belle structure.
Attention cependant, il ne faut pas croire que “rentrée” signifie “reprise du travail”. Nos chers membres du Pôle Études n’ont pas cessé de suivre les études, le Pôle Communication n’a pas cessé de promouvoir notre image auprès de nos parties externes et tous les autres membres ont également mis la main à la pâte.
Bref, un été bien rempli pour nos chers Junior-Entrepreneurs qui peuvent désormais travailler sur le Plateau de Saclay, entourés d’autres Grandes Écoles d’Ingénieurs et de leurs Junior-Entreprises. Pour illustrer tout ce travail, voici quelques exemples d’études réalisées cet été…

Enquête de détermination des fonctionnalités d’un outil agronomique

Des étudiants d’une Grande École d’ingénieur française ont eu pour projet de développer un outil pour aider les agriculteurs et entreprises à établir, à petit prix, un suivi de leurs terres et cultures. Il s’agit de détecter et mesurer les dégâts dus aux aléas climatiques et/ou maladies sur une exploitation agricole. Pour construire pareil outil, ils ont demandé à ASE de les aider à comprendre les attentes des potentiels utilisateurs de celui-ci. ASE a alors mené une enquête auprès des agriculteurs et des entreprises du milieu agricole pour déterminer qualitativement et quantitativement quelles fonctionnalités étaient attendues ainsi que la portée de leurs applications. Ce fut une mission enrichissante pour nos étudiants réalisateurs et leur compte-rendu synthétique le fut tout autant pour les concepteurs.

La déshydratation du fourrage pour lutter contre les marées vertes

Une agglomération française et ASE ont travaillé ensemble pour étudier la faisabilité de l’implantation d’une usine de déshydratation de fourrage afin de promouvoir la plantation de luzerne sur son territoire et ainsi fixer davantage d’azote dans ses sols. Vous connaissez sûrement la suite : plus d’azote fixé dans le sol induit moins d’azote dans les cours d’eau puis moins d’azote dans l’eau de mer et donc une prolifération d’algues vertes réduite ! Il s’agit donc pour nos étudiants réalisateurs de concevoir un circuit économique court pour la déshydratation de la luzerne et la production de granulés de chauffage. Défi relevé !

Benchmark in China

Les nouveaux produits végétaux de substitution font aujourd’hui leur grande entrée dans l’agroalimentaire. C’est la raison pour laquelle un géant français de l’électroménager a fait appel à ASE pour mener une étude de benchmark sur la conservation de laits végétaux au réfrigérateur. La petite subtilité de cette étude est qu’elle devait se faire en chinois. C’est donc un étudiant AgroParisTech maniant bien la langue qui a été retenu pour cette mission. Le résultat était à la hauteur des attentes. ASE a démontré une nouvelle fois son excellence et sa polyvalence technique et linguistique. 

Retrouver un procédé de fabrication

Une entreprise spécialisée dans la modernisation d’anciens produits alimentaires nous a contacté afin de trouver un procédé de fabrication facilement industrialisable pour son produit d’intérêt. Le but final était d’approcher au maximum toutes les qualités du produit désiré et le procédé, si les résultats étaient jugés satisfaisant, devait être remis au commanditaire sous la forme d’un rapport.

Concernant l’environnement, le nombre de demandes d’étude est en hausse cette année encore. L’urgence climatique et les prises de consciences se font encore davantage ressentir en cette période de sécheresse et agir n’est plus une option. De l’analyse du cycle de vie d’un produit à la création d’un dossier pour candidater à une certification en passant par la réduction de son empreinte carbone, de nombreuses demandes nous parviennent chaque année. Reconnue pour ses démarches en RSE, notre Junior-Entreprise sait répondre au mieux à toutes ces missions.

En conclusion

AgroParisTech Service Études vit donc une nouvelle transition sur Saclay et nos étudiants ainsi que nos clients, sont toujours plus nombreux à se présenter à nous. C’est sur ce nouveau campus que s’installe une nouvelle dynamique entre les trois promotions d’étudiants AgroParisTech et les autres Grandes Écoles du plateau. Tout cela semble bien prometteur pour notre structure.

11/05/22

Newsletter – Avril 2022

  • Durée de lecture estimée : 3 minutes
  • Auteur : Romain Thierry

AgroParisTech Service Études s’est lancée, avec la coopération de Junior-Entreprises du plateau de Saclay (CentraleSupélec, Polytechnique, ESTACA, l’ENSTA et l’ENSAE) dans la réalisation d’une COP RSE, un sujet aujourd’hui phare dans le monde de l’entreprise, pour organiser des formations et aboutir à une charte RSE inter-JE.

Pour parfaire notre expérience, nous avons participé au Prix d’Excellence et avons rejoint la L6 aux côtés de Skema Conseil, Junior CentraleSupélec, Marketing Méditerranée, Escadrille et N7 Consulting !

Enfin, comment ne pas citer le rapprochement avec APT Innovation qui, en parallèle de notre partenariat avec le Food’Inn Lab, saura renforcer nos liens avec des start-ups innovantes et séduire aussi bien les étudiants-réalisateurs et les étudiantes- réalisatrices que les entrepreneurs pour construire des projets ensemble !

Produits phytosanitaires

AgroParisTech Service Études a travaillé, en décembre dernier, avec une entreprise développant des outils et des projets au sujet de la conservation des semences. Elle cherchait à poster sur son site internet des articles percutants et solides sur le plan technique. ASE l’a donc mise en relation avec un étudiant pour que ce dernier rédige les articles demandés et puisse y apporter un regard neuf et dynamique tout en gagnant en compétence.

Étude de l’impact de la diminution de la consommation de viande

C’est pour ce même regard qu’une entreprise leader dans le secteur agroalimentaire mondial s’est adressée à ASE afin de réaliser une étude transversale sur l’impact de la diminution de la consommation de viande dans le monde. L’analyse portait sur les conséquences en termes d’émission de gaz à effet de serre, d’occupation des sols ou encore, dans le cas d’un arrêt total de cette consommation, des conséquences que cela pourrait engendrer sur les trois piliers du développement durable : Environnemental, Social et Économique.

Création d’une base de données pour de nouveaux modes de restauration

Une entreprise spécialisée dans les alternatives aux systèmes de restauration classiques se lance dans la préparation de produits alimentaires et a eu besoin de créer une base de données pour étiqueter ces denrées conformément aux normes et lois de commercialisation. ASE a donc été choisie pour structurer et remplir cette base de données en suivant les exigences posées.

Étude sur les procédés de conservation des légumineuses

Une autre étude portant sur le génie des procédés, la microbiologie et l’économie a été proposée à AgroParisTech Service Études. Notre Junior-Entreprise réalise actuellement un état de l’art des procédés de fermentation des légumineuses pour une interprofession des oléoprotéagineux, accompagnée d’une analyse des acteurs de la filière, pour comprendre au mieux son potentiel.

Protection de la biodiversité

Une association travaillant à préserver et restaurer la continuité écologique d’une portion de territoire en Bourgogne souhaite mener une initiative originale, collective et participative de protection de la biodiversité ordinaire. AgroParisTech Service Études devait alors valider le projet au travers d’une étude de faisabilité et d’une étude marketing.

Bilan carbone et labellisation Agroécologique

Toujours pour avoir une expertise sur un projet environnemental, un réseau d’aide aux ONG a demandé à ASE de construire et d’analyser la structure du dossier d’enregistrement carbone pour obtenir une labellisation de type Vera, Gold Standard. L’étude consistait à enregistrer le bilan carbone d’un projet environnemental et agricole où ont été mis en place des pratiques agroécologiques en Afrique et élaborer le document de demande de certification.

10/01/22

L’essor du “reconditionné”

  • Autrice : Leila
  • Temps de lecture estimé : 4 minutes

Le mardi 2 novembre, un texte de loi visant à renforcer la régulation environnementale du numérique a été adopté par le Parlement. Une des mesures évoquées dans ce texte porte sur la limitation du  renouvellement des appareils numériques,  « dont la fabrication représente 70% de l’empreinte carbone du numérique en France ». [1] 

Une des solutions en plein essor ces dernières années pour limiter la production des objets électroniques est le reconditionnement. En effet, dans un monde où le numérique est omniprésent et où ces objets sont devenus indispensables à une grande partie de la population, il est essentiel d’évaluer leur impact écologique sur notre planète et de trouver des solutions à cette problématique au plus vite.

Le reconditionnement, un marché en plein expansion pour les professionnels…

Fructueux, efficace et écologique, le reconditionnement d’objets électroniques est devenu, en quelques années, une alternative qui attire de plus en plus d’adeptes. Il se définit par une remise en état d’un produit mais se différencie du matériel d’occasion. Les smartphones, tout comme les ordinateurs, les aspirateurs, les consoles de jeux, les appareils photos, les machines à café, les lave-linges sont éligibles à ce dernier. Au vu du nombre d’objets électroniques commercialisés chaque année autour du globe, le marché du reconditionné se révèle gigantesque, avec à la clé un impact positif indiscutable sur l’environnement mais aussi un enjeu financier colossal.

Ainsi, depuis une dizaine d’années, de nombreuses startups et entreprises se lancent dans le reconditionnement et les acteurs se multiplient sur ce marché [2]

● les reconditionneurs comme Remade, Recommerce, Smaaart, Certideal

● les places de marché comme Backmarket qui mettent en relation les consommateurs et des reconditionneurs en France et partout dans le monde

● les opérateurs de téléphonie et les grandes surfaces qui développent des offres de produits reconditionnés pour leurs clients (en partenariat avec des reconditionneurs). 

…mais aussi très attractif et économique pour les consommateurs.

Les prix attractifs et les longues périodes de garantie séduisent les clients. La preuve en est, aujourd’hui 1/3 des Français a déjà acheté un produit reconditionné d’après une étude menée par Rebuy [3]. Les smartphones reconditionnés sont en moyenne 30 à 40% moins cher que les neufs, tout en offrant un niveau de performance égal et une durée de vie égale voire plus longue. En 2020, 2,6 millions de téléphones reconditionnés ont été vendus en France, contre 16 millions de neufs. L’écart entre les deux marchés reste grand mais les ventes de smartphones reconditionnés ne cessent de croître : elles étaient en hausse de 4% en 2019 et ont même connu une augmentation de presque 20% en 2020 [4].

Par ailleurs, pour alimenter ce marché il est nécessaire que les utilisateurs cèdent leurs anciens téléphones. Il y a quelques années, le processus était compliqué : les prix de reprise étaient complètement différents entre les recycleurs, et les consommateurs étaient souvent mal informés à propos des points de collectes, ou des avantages de reconditionner son smartphone au lieu de le jeter. Mais grâce à des plateformes comme CompaRecycle, un comparateur en ligne, il est aujourd’hui possible de revendre simplement ses objets connectés au meilleur prix tout en favorisant leur reconditionnement en France. Il faut savoir qu’une personne reçoit en moyenne 120 euros pour la reprise de son téléphone, un bénéfice non négligeable pour le consommateur [5]

Mais quels sont les réels avantages du “reconditionné” sur le plan écologique ?

L’impact positif du reconditionné est porté par la suppression de l’empreinte environnementale de production des objets électroniques, mais également celle de leur destruction. On peut s’appuyer sur les propos de Erwann Fangeat, ingénieur au sein de la direction Économie circulaire et Déchets de l’Agence de la transition écologique (Ademe) qui affirme que “ 75% de l’impact écologique d’un smartphone est lié à sa fabrication, donc acheter un téléphone qui a déjà été fabriqué fera un différentiel écologique très important.” [4] Bien sûr, l’industrie du reconditionné a elle-même un impact négatif sur l’environnement : il y a le transport chez le reconditionneur, le changement éventuel d’une pièce (une batterie ou un écran, par exemple). Mais cet impact est en moyenne 3 fois inférieur à celui de la production d’un appareil neuf. [6]

De plus, ce tableau comparatif [5] met en lumière l’économie de matières premières et de la diminution de l’empreinte carbone lors de l’achat d’un smartphone reconditionné : 

Enfin, l’achat d’un appareil remis à neuf est un moyen efficace de lutter contre la surproduction de déchets électroniques et la surconsommation globale de notre société.

Conclusion

Ainsi, le reconditionnement semble limiter considérablement l’impact négatif des objets électroniques sur notre planète. Cependant, la surconsommation reste une des tares de notre société comme le montre ce chiffre : 88% des Français.e.s changent de téléphone alors que l’ancien fonctionne toujours [7]

Par ailleurs, le texte adopté le mardi 2 novembre, ne modifie pas la taxe réduite sur les produits reconditionnés, ce que déplorent certains acteurs du milieu qui souhaiteraient “exonérer les produits reconditionnés et ainsi garantir la compétitivité du reconditionnement” [1].

AgroParisTech Service Etudes porte une attention particulière à son impact écologique ainsi qu’à celui des entreprises avec qui elle travaille, avec une volonté de contribuer à une dynamique plus respectueuse des valeurs qui lui sont chères. 

30/12/21

Newsletter – Décembre 2021

  • Durée de lecture estimée : 3 minutes
  • Auteurs : Romain Thierry, Clémence Caro et Mehdi Souabni

AgroParisTech Service Etudes vient d’achever son processus de Recrutement Formation Passation, débuté il y a quelques semaines afin de constituer et former dans les meilleures conditions le nouveau mandat qui entrera en pleines fonctions en janvier 2022.

AgroParisTech Service Etudes a eu la chance de pouvoir être représentée au Congrès Régional d’Automne organisé par la Junior ESTACA.

Notre Junior-Entreprise a également passé un audit blanc fin octobre dans les standards de la norme ISO 9001 afin d’évaluer l’ensemble de nos processus et a reçu à cette issue une appréciation positive attestant l’amélioration continue de notre structure.

Six membres d’AgroParisTech Service Etudes, du mandat actuel et mandat entrant, ont pu se rendre au Congrès National d’Hiver organisé par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises à Seignosse. Ils ont pu échanger avec d’autres Junior-entrepreneurs mais également y dispenser une formation sur la comptabilité extra-financière à l’ensemble du Mouvement afin de présenter le modèle CARE et ses enjeux dans le monde entrepreneurial de demain.

Carbone et production agricole

Un grand groupe semencier français a demandé à AgroParisTech Service Etudes de créer un questionnaire portant sur la question du carbone dans le domaine des semences. Il était également demandé de le distribuer aux étudiants d’AgroParisTech afin d’avoir une vision plus claire sur les exigences des futurs ingénieurs agronomes en termes de pratiques respectueuses de l’environnement. A ceci s’ajoute un travail de synthèse et de réflexion nécessaire à la compréhension de cette approche générationnelle sur les pratiques agronomiques à créer ou employer.

Plantation de pistachiers

Un représentant d’un domaine agricole en France métropolitaine a contacté AgroParisTech Service Etudes pour une étude du marché de la pistache en France. Il s’agissait de réaliser une triple analyse sur la structure de la filière, sur l’offre et enfin sur la demande aux échelles nationales et internationales.

Analyse du marché allemand du blé tendre et de l’orge

Cette étude consistait en un recensement des éléments principaux du marché allemand pour une jeune entreprise cherchant à développer une application pour aider les semenciers. Par son analyse, AgroParisTech Service Etudes a permis de comprendre le mode de fonctionnement de ces marchés afin que le client puisse commencer la phase de dialogue avec les acteurs étrangers.

Étude de faisabilité du développement de produit agroalimentaire

AgroParisTech Service Etudes a accompagné deux entrepreneuses dans le développement d’un nouveau produit laitier agroalimentaire. Pour ce faire, AgroParisTech Service Etudes s’est vu confier la tâche d’enquêter auprès des futures cibles du produit afin de recenser leurs attentes, d’étudier les possibilités de financement, d’aides et d’accompagnement du projet.

Enquête sur le biocontrôle

AgroParisTech Service Etudes a reçu de la part d’une association à visée internationale, spécialisée dans le biocontrôle, la mission suivante : élaborer une base de données d’agriculteurs répondant à des critères spécifiques, et diffuser un questionnaire fourni par l’association en construisant une analyse statistique des résultats. Cette enquête servira par la suite au client pour accorder ses axes de réflexions sur la question du biocontrôle.

Veille réglementaire sur la dénomination “Tisane”

AgroParisTech Service Etudes a répondu à la demande d’une grande société française travaillant dans le domaine des infusions afin de réaliser une veille réglementaire sur la possibilité d’employer le terme “tisane” pour certains de ses produits. Cette veille s’étendait à tous les synonymes de ce nom pour tous les territoires francophones.

Étude sur le stockage de carbone des forêts Miyawaki

Une entreprise française d’holding s’intéressant à l’impact des forêts sur la composition de l’atmosphère s’est adressée à AgroParisTech Service Etudes afin qu’elle réalise une recherche bibliographique sur les forêts Miyawaki. Il s’agissait, suite à ces recherches, de calculer la surface de forêt nécessaire pour capter le carbone excédentaire depuis le début de l’ère industrielle jusqu’à nos jours. A cette mission s’est ajouté le besoin d’apporter des solutions adaptées à l’utilisation de ces forêts en lien avec l’objectif étudié.

Détermination de l’emplacement d’une centrale photovoltaïque

Afin de construire de nouvelles centrales photovoltaïques, une PME, actuellement n°2 de production d’énergie solaire en France, avait besoin d’une analyse des terrains pour savoir si ceux-ci étaient propices à l’installation d’une telle infrastructure. AgroParisTech Service Etudes a donc étudié le potentiel de chaque terrain vis-à-vis de l’implantation d’une centrale photovoltaïque et les a hiérarchisés selon les critères de l’entreprise. Les intervenants devaient également chiffrer la consommation d’un véhicule thermique roulant aux agrocarburants.

18/10/21

Les entreprises à mission, entre rentabilité et objectifs sociaux et environnementaux

  • Autrice: Clémence Caro
  • Temps de lecture: 4min

Définition des entreprises à mission

Les entreprises à mission reposent sur la volonté de se doter d’une finalité différente et supplémentaire à la recherche de profit. Cette finalité est pour le plus souvent d’ordre social et/ou environnemental. Une entreprise à mission se définit également par trois caractéristiques principales : premièrement, elle a une mission qui est de définir un Objet Social Étendu (OSE), visant à la réalisation d’un bien commun. [1] Une société devient alors une SOSE si elle le stipule dans ses statuts. Deuxièmement, l’entreprise doit fixer des objectifs d’ordre humain, social ou environnemental. Et troisièmement, elle doit s’engager dans une forme d’engagement statutaire ainsi qu’un mode d’évaluation. [2]

Parmi ce concept assez généraliste, deux modèles d’entreprises à mission se distinguent [3]:

  • Les entreprises à mission générique nécessairement portées sur des enjeux de RSE et soumises à une évaluation exhaustive selon les critères de triple performance avec un rapport annuel réalisé par un tiers indépendant et transparent ;
  • Les entreprises à mission spécifique libres sur le choix de leur finalité et modalités d’évaluation avec le rendu d’un rapport annuel sur les décisions prises et projetées ainsi que les résultats obtenus et attendus. 

Ce concept est apparu aux États-Unis il y a une dizaine d’années et en France en 2015. [2] Il est désormais entré dans la législation française depuis la Loi Pacte de 2019 qui définit leur statut juridique. Ce dernier permet d’apporter une crédibilité supplémentaire et faire valoir un engagement plus important que celui d’une charte RSE ou d’un label. En effet il est important de distinguer le statut d’entreprise à mission avec les différents labels internationaux existants dont le processus de certification repose notamment sur des critères extra-financiers, par exemple le label « certification B Corp » délivré par l’organisme à but non lucratif B Lab. 

Domaines des entreprises à mission en France

L’entreprise à mission est un modèle accessible à toute société (SA, SARL, SAS, SCOP, etc.) qui transcende les secteurs d’activité [4]. En effet, parmi les 255 entreprises à mission, à la mi-septembre 2021, 79 % de ces entreprises relèvent des services, 11 % du commerce et 10 % de l’industrie. On peut toutefois constater que la finance / assurance et le conseil en stratégie d’impact sont les deux activités les plus représentées, avec notamment la MAIF, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale ou encore LGP Conseil, suivies par la tech.
Le commerce alimentaire et l’industrie agroalimentaire sont aussi très représentés avec 13 entreprises dont Danone, Sabarot Wassner ou plus récemment Bio Armor.


BioArmor : histoire d'une PME indépendante tournée vers l ...
Source: BioArmor

Le secteur de l’immobilier et du BTP est aussi très actif, avec 12 entreprises dont Erilia et Frey.
On retrouve d’autres entreprises aussi différentes les unes des autres en passant du textile avec Le Slip Français ou Aigle, aux cosmétiques biologiques avec Léa Nature. 

Si l’on s’intéresse plus particulièrement à l’exemple de Danone, en lien avec sa raison d’être « Apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre », la société a défini des objectifs stratégiques notamment sociaux et environnementaux, alignés sur les objectifs de développement durable des Nations Unies à horizon 2030. [5] On retrouve ainsi dans la Mission de Danone : « Améliorer la santé, grâce à un portefeuille de produits plus sains, à des marques qui encouragent de meilleurs choix nutritionnels, et à la promotion de meilleures pratiques alimentaires, au niveau local », « Préserver la planète et renouveler ses ressources, en soutenant l’agriculture régénératrice, en protégeant le cycle de l’eau et en renforçant l’économie circulaire des emballages », « Construire le futur avec ses équipes », « Promouvoir une croissance inclusive ». [6]

L’évaluation est tenue par un comité de mission qui présente annuellement un rapport joint au rapport de gestion à l’Assemblée Générale Ordinaire. Il est chargé de vérifier tout ce qu’il juge opportun et se fait communiquer par le Directeur Général tout document nécessaire au suivi de l’exécution de la Mission. Une entreprise à mission se définit également par trois caractéristiques principales : premièrement une mission à savoir la définition d’un Objet Social Étendu (OSE), une société devient alors une SOSE si elle le stipule dans ses statuts.

L’entreprise à mission et ses engagements sociaux et environnementaux

Perspectives d’avenir des entreprises à mission

Les entreprises à mission connaissent un véritable essor ces derniers mois avec une augmentation de 24% au premier trimestre 2021 [4]. Alors que l’on dénombrait 143 entreprises à mission en France en mars 2021, elles sont au nombre de 255 à la mi-septembre de la même année. Une association de référence des Entreprises à mission a même été créée, il s’agit de la Communauté des Entreprises à mission qui permet de développer l’échange et la coopération entre elles. Cet essor n’est pas limité à la France, le concept se diffuse en effet dans le monde entier et d’autres pays comme le Royaume-Uni, le Brésil et l’Australie réfléchissent ainsi à également introduire un statut d’entreprise à mission dans leur droit des sociétés. 

Quant à l’intérêt du statut, certains acteurs remettent en cause la viabilité du modèle depuis le licenciement du dirigeant de Danone en mars 2021 alors qu’il avait choisi de concilier objectifs sociaux et environnementaux et de rentabilité. À l’inverse, de nombreux acteurs revendiquent que tout le potentiel proposé par le modèle n’est pas encore observable par manque de recul puisque la loi Pacte a été promulguée en 2019 et le décret d’application publié en janvier 2021. [2]

Nous sommes à votre disposition pour tout échange, et toute notre équipe est en mesure de vous aider à faire grandir vos projets. N’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis de discuter avec vous !

27/09/21

La mode durable

  • Auteur : Auriane Meiller
  • Temps de lecture estimé : 4 minutes

Cet été, AgroParisTech Service Etudes a proposé un concours de rédaction de Veille de Marché sur le thème de la « Mode durable » à l’ensemble de la promotion de première année d’AgroParisTech. Cette veille de marché est celle rédigée par la gagnante,  Auriane Meiller. Bravo à elle ! 


L’essor du prêt-à-porter dans les années 1950 a été rendu possible par la généralisation de la machine à coudre et par l’arrivée de l’électricité [1]. Le prêt-à-porter repose sur une fabrication en masse de vêtements, avec des tailles standardisées et un prix très faible. La mode est ainsi devenue une façon de se démarquer des autres et un moyen de communication plutôt qu’un réel besoin.
Avec des garde robes de plus en plus volumineuses, l’empreinte carbone de l’habillement représente ainsi aujourd’hui 0,8 t CO2e/ an, soit 6,7% de l’empreinte carbone d’un français [2] (2016).
Il est nécessaire d’aborder les causes de cet impact de l’industrie textile, pour à la fois modifier nos façons de consommer, mais aussi pour concevoir des productions de textile plus écoresponsables.

Comprendre l’impact environnemental du textile

Pour fabriquer des vêtements, il faut des matières premières (lin, coton, laine, chanvre, etc), dont l’impact environnemental est non négligeable. Par exemple, pour produire 1 kg de coton – fibre la plus utilisée – il faut entre 5 000 et 17 000 litres d’eau selon l’ADEME. De plus, pour transformer les fibres en fil puis le fil en tissu, il faut des usines, qui sont principalement alimentées au charbon en Chine, Inde, Bangladesh. Après la confection du tissu, vient l’étape d’ennoblissement qui vise à donner une valeur ajoutée aux produits. Celle-ci nécessite de la vapeur d’eau et est donc gourmande en énergie. Ensuite vient le transport aérien, pour la mise en forme ou distribution puis transport routier pour l’approvisionnement des magasins. Enfin, il ne faut pas oublier l’impact du lavage de nos vêtements, qui consomme de l’électricité, du détergent et le repassage, puis l’incinération ou le recyclage du vêtement en question. [3]

L’impact environnemental de l’industrie textile s’explique donc par des émissions de gaz à effet de serre notables liées à la combustion fossile, par une forte consommation en eau et par des rejets lors du lavage. Pour un T-shirt classique mondialisé on estime à 10 kg son empreinte carbone, soit 0,5% de notre budget carbone (2t CO2e). [4]

A cela s’ajoutent les problèmes éthiques liés à l’achat de vêtements. Le documentaire The True Cost (2015) de Andrew Morgan dévoile les dessous de nos vêtements : une forme d’esclavage moderne dans les usines de tissu au Bangladesh, en Inde, au Cambodge et en Chine, qui permet de vendre à bas prix des vêtements dans les pays développés.

Quelles sont alors les solutions pour minimiser cet impact environnemental ? A quoi ressemblerait une mode dite “durable” ?

De nouvelles manières de consommer ….

Pour permettre aux acheteurs compulsifs de vêtements de renouveler leur garde-robe tout en limitant leur impact sur l’environnement, de plus en plus d’entreprises proposent de louer des vêtements plutôt que d’en acheter. C’est le cas de Le Closet, un service de location de vêtements. Le client sélectionne des habits, et les renvoie quand il n’en veut plus, en échange d’une nouvelle sélection.

Une autre solution est d’acheter des habits de seconde main en friperie ou dans des magasins de type Emmaüs. Enfin, des couturiers écoresponsables innovent en récupérant des déchets de l’industrie textile, comme Les Hirondelles , ou encore en confectionnant des vêtements recyclés. Hopaal par exemple est une entreprise qui confectionne des vêtements à partir de bouteilles plastiques, de filets de pêche ou de vieux vêtements.

Une autre alternative est l’upcycling. Cette méthode très en vogue consiste à donner une seconde vie à des vêtements, en transformant par exemple de vieux jeans en housses à coussins ou en sacs à main. [5]

… et de produire

Il y a vingt ans, les filatures ont disparu de France, contraignant le pays à exporter ses fibres vers d’autres pays comme la Chine. Cependant, depuis quelques années, des entreprises conscientes du potentiel de de la filière textile, cherche à relocaliser la production de certaines fibres. C’est le cas du lin. La France est le premier producteur mondial de lin mais en exporte 80% en Chine pour qu’il soit filé. Des entreprises installent donc des machines à filer le lin (Velcorex notamment) pour permettre de maximiser les étapes de fabrication en France. En plus de limiter l’impact environnemental des vêtements produits, cela permet de créer de l’emploi et de valoriser des savoir-faire perdus. Des logos permettent de valoriser de telles démarches, comme le label origine France garantie. [6]

Ainsi, c’est par des comportements responsables des consommateurs et des entreprises que la filière textile pourra être davantage “durable”. Cela doit s’accompagner d’une aide de l’Etat pour aider à relocaliser la filière textile en France.

30/06/21

Newsletter – Juin 2021

  • Durée de lecture estimée: 4 minutes
  • Auteur: Clémence Caro et Elio Dorion

L’engagement et le travail des mandats 2020 et 2021 nous ont permis de recevoir la certification ISO 9001 décernée par l’AFNOR. La dernière étape de cette certification s’est déroulée sans difficulté majeure fin mai. Ce gage de qualité témoigne du sérieux d’AgroParisTech Service Etudes et de l’implication de ses membres au quotidien.

Nous sommes également fiers d’annoncer que la convention liant notre Junior-Entreprise, ainsi que AgroParisTech Alumni a été signée. Elle nous permettra de consolider l’ancrage d’ASE avec le réseau des anciens de son école.

Toujours engagée envers la RSE et soucieuse de préserver l’environnement, ASE a calculé son empreinte carbone.

Travail sur la pasteurisation et la stérilisation

Une conserverie artisanale travaillant en circuit court avec des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique a contacté AgroParisTech Service Etudes afin d’établir un barème de pasteurisation ou stérilisation pour leur autoclave sur les différentes familles de recettes dans les différents contenants. L’étude permettra également de déterminer les valeurs nutritionnelles des produits élaborés.

Etude de marché : consommateur et allergènes

Une grande entreprise française commercialisant du thé s’est récemment tournée vers notre Junior-Entreprise à propos de la réalisation d’un questionnaire destiné à cerner les attentes des consommateurs et son analyse postérieure afin d’orienter l’entreprise dans son choix de nouvelles saveurs. Ils ont parallèlement aussi demandé une étude exhaustive des différents ingrédients afin d’identifier les potentiels allergènes.

Base de données

AgroParisTech Service Etudes s’est vue confier la mission de mettre en relation les entreprises de la filière porcine française avec les acteurs de la restauration collective afin de mettre en avant les produits des territoires français. Dans cet objectif, l’étudiant réalisateur a construit une base de données recensant l’ensemble des offres des entreprises commercialisant de la viande de porc et charcuterie à destination de la restauration collective.

Mesures agro écologiques et préservation de la biodiversité

Un cabinet de conseil conscient de l’urgence de préserver l’environnement nous a contacté afin de réaliser un premier état des lieux des connaissances sur la plus-value écologique. Celle-ci est engendrée par le changement de certaines pratiques agricoles, dans un objet de reconquête de la biodiversité. L’étudiant réalisateur a également estimé dans quelle mesure une généralisation peut être faite.

Installation d’une filière phytothérapie

AgroParisTech Service Etudes est également impliquée dans la création d’une unité de phytothérapie en Afrique de l’Ouest par un réseau d’aides associé à une Organisation Non Gouvernementale. Il est question de rechercher l’ensemble des données disponibles et importantes pour la mise en place de la filière, entrer en contact avec les acteurs présents et identifier les financeurs et partenaires potentiels.

Enquête sur la rentabilité d’une culture de soja

Une entreprise française commercialisant des biomolécules s’est adressée à AgroParisTech Service Etudes pour la réalisation d’un questionnaire adressé à des agriculteurs français et pour l’analyse des réponses obtenues. Ce questionnaire a pour objectif de déterminer à partir de quelle augmentation de rendement par hectare la culture du soja deviendrait rentable en France.

Etude de marché sur les tracteurs électriques

AgroParisTech Service Etudes s’est vue confier par une start-up développant le projet d’un tracteur électrique, la réalisation d’un état de l’art sur l’usage actuel des tracteurs selon les exploitations et les travaux agricoles réalisés. Les intervenants ont également proposé une méthodologie pour quantifier la consommation énergétique d’un tracteur selon différents facteurs.

Le plastique : quelles alternatives plus durables à ce matériau aujourd’hui indispensable ?
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Transition énergétique dans les grands secteurs d’activité en France et dans le monde
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Newsletter – Septembre 2022
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30/04/21

L’énergie à l’hydrogène

  • Auteurs: Emma Bernadet, Matthieu Cieutat et Julie Perrin
  • Temps de lecture estimé: 8min

L’hydrogène est l’élément chimique le plus abondant sur la planète Terre. Il est prometteur de l’utiliser en tant que ressource énergétique car il n’est pas sujet à des problèmes d’épuisement. Ce vecteur énergétique est souvent considéré comme “l’énergie du futur”. En effet, son utilisation génère 3 fois plus d’énergie que l’essence à poids constant [1]. De plus, une source d’énergie non carbonée est préférable dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique. Depuis plusieurs années, la recherche avance et l’utilisation de l’énergie à hydrogène dans le cadre de la transition écologique est à l’étude. Pour le moment, l’hydrogène est essentiellement utilisé comme comme réactif dans les procédés de raffinage et comme matière de base pour la production d’ammoniac (engrais) et de méthanol. L’agence internationale de l’énergie (AIE) estime que l’hydrogène décarboné pourrait contribuer à hauteur de 13% au mix énergétique global en 2050. C’est équivalent à une production 10 fois supérieure à celle d’aujourd’hui [1]. Pourtant, on ne voit toujours pas fleurir de voitures à hydrogène. Qu’en est-il vraiment du potentiel de l’hydrogène?
Avant de découvrir les limites de cette source d’énergie alternative, il faut bien comprendre son fonctionnement et ses différentes applications aujourd’hui.

NB: La terminologie employée couramment est un abus de langage : on utilise en fait du dihydrogène (H2 , 2 atomes) et non de l’hydrogène (H, 1 atome). 

Le fonctionnement de l’énergie à hydrogène

L’hydrogène existe rarement à l’état pur. Les atomes d’hydrogène sont généralement liés à d’autres atomes. Ainsi, récupérer de l’hydrogène nécessite la mise en place de filières de production. Plusieurs méthodes existent : on peut par exemple séparer les 4 atomes d’hydrogène de la molécule de méthane (CH4), en envoyant dans un réacteur de la vapeur d’eau à 900°C. Cette technique de reformage des gaz à la vapeur d’eau a pour inconvénient de former du CO2. Cependant, de nombreux autres procédés, comme l’électrolyse de l’eau, permettent de libérer de l’hydrogène sans carbone, permettant ainsi à cette forme d’énergie de rester sans émission de CO2 [2]. Seulement à l’heure actuelle, 96% de l’hydrogène utilisé est issu de ressources fossiles (hydrocarbure, gaz) [3].

Mais comment fonctionne cette “énergie miracle”? L’hydrogène libère de l’énergie sous forme chimique. Il s’agit plutôt d’un vecteur énergétique que d’énergie à part entière. Deux utilisations de l’hydrogène sont possibles, chacune avec des enjeux importants. Premièrement, l’hydrogène peut être utilisé directement comme combustible dans les moteurs thermiques. Il remplace ainsi l’essence dans les voitures et ne libère que de l’eau. Le secteur des transports n’est pas le seul concerné par l’énergie hydrogène, qui peut aussi être utilisée dans la production d’électricité. Faire de l’électricité à partir d’hydrogène nécessite une pile à combustible, comme la PEMFC (pile à combustible à membrane d’échange de protons) [4].
Cette dernière fonctionne avec des réactions d’oxydo-réduction à partir de dioxygène et d’hydrogène. Elle met ainsi en circulation des électrons et produit du courant électrique. Et quel produit est formé par cette réaction? Là encore, de l’eau.  

Ainsi, il est clair que les enjeux environnementaux sont de taille. Les études ont prouvé qu’une voiture utilisant l’hydrogène comme combustible libère deux fois moins de CO2 qu’une voiture à essence, en prenant en compte toutes les émissions de l’approvisionnement en combustible à la construction du véhicule [5]. De plus, l’hydrogène est un excellent moyen de stockage énergétique car il n’y a pas de production d’électricité tant qu’il n’est pas injecté dans la pile. Il permet ainsi de rendre plus facile l’utilisation d’énergie renouvelable en éludant le problème d’intermittence. Par exemple, le surplus d’énergie solaire produit en été peut être utilisé pour former du dihydrogène à partir d’eau (électrolyse de l’eau). En hiver, ce dihydrogène sera mobilisé pour produire l’électricité manquante liée au faible ensoleillement. 

Les recherches ont donc montré que l’hydrogène a de forts potentiels économique. Plébiscité par les défenseurs de l’environnement et par de nombreux grands groupes, l’hydrogène est devenu un enjeu majeur en matière de lutte contre la pollution. En juin 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, avait d’ailleurs présenté un plan de soutien à la filière qui ambitionne de faire de la France un «leader mondial de cette technologie». Les grands groupes tels que Engie, Total, Air Liquide, Alstom, BMW ou encore General Motors se montrent très impliqués. Ils promettent tous d’investir dans cette source d’énergie devenue un «vecteur incontournable de la transition énergétique», selon Benoît Potier, PDG d’Air Liquide et co-président de l’Hydrogen Council [6].

La consommation mondiale actuelle d’hydrogène reste encore faible : environ 56 millions de tonnes, soit moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie. Mais d’après une étude réalisée par le Hydrogen Council avec McKinsey, l’hydrogène pourrait représenter près d’un cinquième de l’énergie totale consommée à l’horizon 2050. «Cela permettrait de contribuer à hauteur de 20% à la diminution requise pour limiter le réchauffement climatique à 2°C», explique l’Hydrogen Council.
On peut distinguer deux grandes catégories d’acteurs de la filière hydrogène. Tout d’abord les centres de recherche travaillent sur les procédés de production et de transport les plus performants (en France, notamment le CEA [7], le CNRS ou IFP Énergies nouvelles). Les industriels travaillent de leur côté sur les débouchés de ce vecteur énergétique (constructeurs automobiles ou groupes gaziers comme Air Liquide). En France, la filière est mise en valeur auprès des acteurs économiques et du grand public par l’association française de l’hydrogène (AFH2). 

Megaweb toyota city showcase, tokyo, japan

C’est surtout dans les transports que son utilisation est en train d’évoluer car il offre à ce secteur un potentiel de développement majeur. Plusieurs entreprises et constructeurs automobiles ont déjà commencé à commercialiser des véhicules utilisant ce procédé. À Paris, les taxis Hype, développés par la start-up STEP, roulent déjà à l’hydrogène. Ces taxis, reconnaissables à leur couleur bleu ciel et leurs nuages, profitent des trois stations de recharge installées par Air Liquide à Orly, Roissy et près du pont de l’Alma. Le département pionnier en la matière reste celui de la Manche qui, en janvier 2015, a inauguré la première station publique d’hydrogène pour voitures de France. La collectivité possède aujourd’hui une flotte de 17 véhicules à hydrogène. Selon Hydrogen Council, l’hydrogène pourrait alimenter 10 à 15 millions de voitures et 500.000 camions d’ici à 2030. 
Depuis 2017, les premiers vélos électriques à hydrogène de France, conçus par Pragma Industries, sont en service à Saint-Lô dans le département de la Manche. Des scooters à hydrogène sont également proposés par la société suisse Aaqius. Un bateau à hydrogène, Energy Observer, 100% autonome en énergie, a aussi été mis à l’eau en avril 2017. Fabriqué à Saint-Malo, il est présenté comme «le premier navire au monde, capable de produire son propre hydrogène à bord». Il a entamé son tour du monde pour six ans à l’été 2017.

Le secteur aérien aussi s’est lancé dans l’utilisation de l’hydrogène. Plusieurs projets ont vu le jour, l’un des plus récents étant porté par l’Onera, le centre français de recherche aérospatial qui avait présenté Ampere en 2016. Il a pour objectif de construire un avion futuriste qui sera alimenté en électricité par dix piles à hydrogène.
Plusieurs pays se trouvent à la pointe de la recherche appliquée à l’hydrogène. En 2007, le Canada et les États-Unis ont convenu de créer une « autoroute verte », un réseau de 200 stations de ravitaillement en hydrogène entre la Colombie-Britannique et la Californie. La ville de Londres, quant à elle, s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 60% d’ici 2025 et a acquis une flotte de huit autobus à hydrogène dans cette optique [8]

Les freins à l’expansion de cette énergie

Mais alors pourquoi l’énergie à hydrogène n’est-elle pas l’énergie adoptée mondialement ? Tout d’abord car 95% de l’hydrogène récupéré est issu de méthodes nécessitant des énergies fossiles. La seule méthode de production d’hydrogène potentiellement viable est l’électrolyse de l’eau si tant est que l’électricité utilisée soit d’origine renouvelable ou nucléaire. La production d’hydrogène doit donc assumer actuellement un mauvais bilan carbone. En France, la production d’hydrogène est à l’origine de 2 à 3% des émissions annuelles de gaz à effet de serre (soit environ 10 MtCO2/an). [1]

Le second problème est d’ordre technologique et économique : pour re-transformer le dihydrogène en électricité mobilisable à tout moment, il faut produire en grande quantité et à prix compétitif les piles à combustible. Ce problème est récurrent lors de la mise en place de nouvelles technologies. Au début, ces technologies sont chères et réservées à une minorité aisée, puis les méthodes de production se spécialisent et permettent la production en masse, une baisse des prix et la diffusion de ladite technologie. Cependant, le potentiel de l’hydrogène est connu depuis des décennies et le prix de ces technologies est toujours aussi grand car les industries ne misent pas sur l’énergie hydrogène pour le moment. On le constate avec le faible développement du réseau de distribution du dihydrogène, l’exemple ultime étant le nombre de bornes de rechargement pour voiture : il était au nombre de 6 en 2019 dans le monde entier.

De même, pourquoi les voitures à hydrogène qui bénéficient des systèmes de production à grande échelle ne sont-elles pas plus répandues ?
Tout d’abord, car les voitures à hydrogène sont associées à une image négative avec les problèmes d’explosion des moteurs. Cette image est pourtant erronée. En effet, même si le dihydrogène s’enflamme à l’air libre, les batteries à hydrogène sont entourées de Kevlar sécurisé. [3]
Les réels problèmes sont : 
– le prix (75 000 € pour les premiers prix monospace) 
– le rendement énergétique peu efficace :  avec une pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène, vous devez d’abord convertir l’électricité en hydrogène par électrolyse, qui n’est efficace qu’à 75%. Ensuite, le gaz doit être comprimé, refroidi et transporté. Cela entraîne une perte supplémentaire de 10%. Le processus de conversion (hydrogène en électricité par la pile à combustible) n’est efficace qu’à 60%. Enfin, il y a une perte de 5% par le moteur lors de la conduite.  Au total, la perte est de 62%, autrement dit, pour chaque kW d’électricité fourni, on ne récupère que 380 W utiles pour un véhicule à pile à combustible, contre 500 en électrique. [7]
– la taille imposante des batteries alourdissant la voiture

Enfin si l’on réfléchit en termes de pollution et non d’émission de gaz à effet de serre, les batteries des voitures nouvelles générations, aussi bien électriques qu’hybrides ou à hydrogène, sont toutes composées de matériaux rares (lithium, silicium…). Ces derniers sont extraits par des méthodes extrêmement polluantes et destructrices de la biodiversité.
Il nous reste donc de nombreuses innovations à créer pour maintenir la locomotion générale de manière écoresponsable.